Cannes 2017 - «Les Proies» : un thriller élégant mais engourdi

Avec «Les Proies», Sofia Coppola est en compétition pour la deuxième fois après sa venue en 2006 pour «Marie-Antoinette». Avec «Les Proies», Sofia Coppola est en compétition pour la deuxième fois après sa venue en 2006 pour «Marie-Antoinette». [Copyright Universal Pictures International France ]

Le nouveau film de Sofia Coppola, «Les Proies», a été dévoilé mercredi matin à la presse. Ce thriller élégant, remake du film de Don Siegel de 1971, n'a pas totalement séduit la Croisette.

La dernière venue de Sofia Coppola à Cannes remonte à la projection de «The Bling Ring» à Un certain regard en 2013. La réalisatrice américaine, en lice pour la Palme d'or en 2006 pour «Marie-Antoinette», revient cette année en compétition avec l'adaptation du roman éponyme de Thomas Cullinan. Le sujet est assez passionnant pour être porté à l'écran. Mais on se souviendra que Don Diegel, l'avait déjà fait en 1971 avec Clint Eastwood, et avec toute la sauvagerie qu'on lui connaît. La comparaison était donc de mise.

En 1864, durant la guerre de Sécession, non loin du front qui fait rage, un pensionnat de jeunes filles comporte encore quelques élèves surveillées par Miss Martha (Nicole Kidman) et leur professeure Miss Edwina (Kirsten Dunst). Un jour, alors qu'elle est partie ramasser des champignons dans les bois, la jeune Amy tombe sur un caporal nordiste blessé (Colin Farrell).

Elle le ramène au pensionnat où Miss Martha décide de le soigner et de le cacher jusqu'à son total rétablissement. Mais bientôt, l'arrivée d'un homme dans ce pensionnat de jeunes filles va attiser les désirs et les rivalités. Le caporal cède à la tentation. Mais les conséquences seront terribles.

Un casting de qualité

Sofia Coppola rassemble un casting de qualité pour son nouveau long métrage. Nicole Kidman et Colin Farrell sont à la tête de la distribution qui compte également deux actrices qui sont familières de l'univers de Coppola, Kirsten Dunst et Elle Fanning, pour avoir joué respectivement dans «Virgin Suicides» et «Somewhere».

Baignant dans une lumière en clair-obscur d'une grande beauté, les images tentent de s'accorder avec une atmosphère à l'ambiguité piquante. Mais même si quelques scènes fonctionnent bien - grâce notamment à des acteurs au diapason -, la tension, qu'exigeait un tel sujet, laisse trop souvent à désirer.

En salles le 23 août.

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