Valls à Londres : "My government is pro-business"

Manuel Valls. Manuel Valls. [AFP]

Lors d'une intervention devant la City à Londres, le Premier ministre Manuel Valls a assuré que le gouvernement français était "pro-business".

 

"Mon gouvernement est pro-business", a lancé lundi 6 octobre Manuel Valls en anglais dans la City à Londres, qualifiant "le soutien aux investissements et à l'entreprise" de "condition fondamentale" du redressement économique de la France.

Après avoir une nouvelle fois dit "j'aime l'entreprise" comme il l'avait déjà fait en France et en Allemagne, Manuel Valls a expliqué vouloir le dire en anglais "d'une autre manière parce que c'est important de le dire ici à la City: +My government is pro-business !+"

"Et il faut le dire à chaque fois parce qu'il faut bien comprendre que la France veut faire du soutien aux investissements et à l'entreprise la condition fondamentale de son redressement économique", a-t-il déclaré à Guildhall, dans la grande bibliothèque médiévale d'un majestueux bâtiment niché au coeur de la City.Il l'a répété en français une deuxième fois dans la suite de son discours: "Mon gouvernement est pro-business".

 

Redorer l'image de la France

Manuel Valls, lancé depuis plusieurs semaines dans une croisade contre un "France bashing" (le dénigrement à l'encontre de la France) selon lui injustifié, est venu redorer lundi le blason français de l'autre côté de la Manche. "Un Premier ministre français à la City, c'est un événement. Un Premier ministre français socialiste à la City, c'est une révolution!", s'est-il amusé.

Le Premier ministre s'est attaqué à ce qu'il a qualifié de "clichés" qui minent selon lui la vision de la France au Royaume-Uni.

Reconnaissant "une panne prolongée de la croissance" en France, Manuel Valls a appelé à ne pas "se résigner" et invité les hommes d'affaires britanniques à investir en France".

"La France est un grand pays, je veux le rappeler notamment à cet entrepreneur britannique (le directeur de la chaîne, John Lewis), qui, pris tout à coup par une vision très sidérante, a annoncé que c'était la fin de la France. Il s'est excusé depuis et je l'en remercie", a-t-il lancé, soulignant notamment que la France est la cinquième puissance économique du monde et vise à conquérir le premier rang européen. "Alors qu'attendez-vous?" a-t-il lancé à son auditoire.

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