Valls : opération séduction à la City de Londres

Manuel Valls en route pour Londres. Manuel Valls en route pour Londres.[CHARLY TRIBALLEAU / AFP / Archives]

Valls sera lundi à Londres pour convaincre Cameron concernant la politique menée par Paris.

Il traverse la Manche pour défendre sa position. Manuel Valls, qui arrive lundi matin à Londres, se lance dans une opération séduction des plus délicates. Car après une entrevue avec la communauté d’affaires française, le premier ministre est attendu au 10 Downing Street pour y rencontrer David Cameron. 

But de la manœuvre : convaincre son homologue britannique du bien-fondé des réformes économique menées par Paris, alors même que l’Insee vient d’abaisser sa prévision de croissance française à 0,4% pour 2014, et que l’objectif de faire passer le déficit sous la barre des 3% du PIB a été repoussé au minimum à 2017. À charge donc, pour Manuel Valls, d’expliquer à David Cameron la ligne suivie en France et de réclamer auprès du «Prime Minister» la mise en œuvre d’une action concertée pour relancer la croissance en Europe.

 

Un discours au coeur de la City

Mais le périple du locataire de Matignon ne s’arrêtera pas là, puisqu’il lui faudra ensuite faire les yeux doux aux membres de milieux économiques et financiers britanniques à la Bibliothèque du Guildhall, au cœur de la toute-puissante City de Londres. Un discours qui doit permettre à Manuel Valls de redire son amour pour l’entreprise, comme il l’a déjà fait devant les industriels allemands, et auparavant face au Medef.

Sa dernière mission, enfin, consistera à faire face à un éventuel French bashing, dont sont friands les Britanniques. À commencer par David Cameron, qui n’avait pas hésité en 2012 à vouloir «dérouler le tapis rouge» pour les exilés fiscaux français.   

L’Europe à convaincre

De retour ce soir de la capitale anglaise, Manuel Valls en aura ensuite presque fini avec sa tournée européenne. Car pour vanter les actions de Paris, le Premier ministre s’était déjà rendu en juillet auprès de Mariano Rajoy, à Madrid, avant de s’afficher aux côtés de Matteo Renzi, à Bologne, début septembre. Il avait ensuite été accueilli par Angela Merkel, à Berlin, voici deux semaines. Et sera aux Pays-Bas et Luxembourg dans quinze jours. 

 

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