Bernard Stiegler : "Une intelligence collective"

Le philosophe Bernard Stiegler. Le philosophe Bernard Stiegler.[©ISABELLE_WATERNAUX]

Comprendre les effets des mutations technologiques. C'est l’un des buts du philosophe Bernard Stiegler, fondateur et président de l’association Ars Industrialis. Il interviendra en ouverture de la Xe Global Conference des Ateliers de la Terre, prévue de lundi à mercredi prochain au Domaine de Chantilly (Picardie). Un rendez-vous international destiné à élaborer un nouveau modèle de développement.

 

Quelle est la pensée fondatrice de votre association Ars Industrialis ?

Elle a été créée voici dix ans, et a pour but de promouvoir un nouvel avenir industriel qui ne serait pas fondé sur les modèles actuels. Nous pensons que les technologies de l’information et de la communication font diminuer le niveau intellectuel global, mais ce n’est pas une fatalité. Cela peut évoluer. 
 
 
Votre réflexion se porte aussi sur l’émergence de l’économie contributive. Comment la définir ?
 
C’est une économie dans laquelle la valeur se produit de plus en plus en dehors de l’entreprise et des institutions. Ce sont des externalités positives qui apportent de la valeur. Avec l’automatisation en cours, il faut une redistribution qui ne repose pas sur le salaire. Nous préconisons un revenu contributif, où les gens touchent une allocation contributive, à valoriser régulièrement sur un secteur, économique, associatif, public…
 
 
Qu’apporte la Global Conference par rapport à ces changements ?
 
Ces questions sont globales, car aujourd’hui on ne peut plus réfléchir à l’emploi autrement. Il nous faut produire une intelligence collective, et la Global Conference est très intéressante dans cette perspective, surtout avec la COP21 qui arrive en fin d’année.
 
 
Les autres intervenants : 
 
Jean-Louis Borloo. L’ex-ministre sera présent lors de l’ouverture de la Global Conference, lui qui a récemment créé la fondation Energies pour l’Afrique.
Jean-Paul Delevoye. Autre voix attendue pour lancer les débats, celle du président du Conseil économique, social et environnemental.
Gilles Grapinet. Le directeur général adjoint d’Atos (services numériques) et directeur général de Worldline (solutions de paiement) prendra également la parole.
 
 

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