Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Barbie : une enquête ouverte après les menaces qui ont entraîné l'annulation de la projection du film à Noisy-le-Sec

Le film «Barbie» est «arrivé en tête avec treize voix» dans le quartier du Londeau. [Copyright 2023 Warner Bros. Entertainment Inc.]

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête, ce jeudi 14 août, à la suite de l’annulation de la projection du film Barbie à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, après des menaces proférées, a appris CNEWS du ministère public. 

A la suite de la réception de la plainte déposée par le maire de Noisy-le-Sec Olivier Sarrabeyrouse ce jeudi matin au commissariat après l’annulation d’une projection gratuite du film «Barbie» dans le quartier du Londeau, le parquet de Bobigny a ouvert ce jour une enquête pour «menace, violence ou acte d’intimidation envers un chargé de mission de service public pour qu’il accomplisse ou s’abstienne d’acte de sa mission», a appris CNEWS auprès du ministère public. 

Les investigations ont été confiées au commissariat de Noisy-le-Sec, a ajouté le parquet. Plus tôt dans la journée, le préfet de Police, Laurent Nuñez, avait annoncé avoir saisi la Justice, avec l’accord du ministre de l’Intérieur, «au titre de l’article 40 du CPP pour dénoncer l’empêchement de l’exécution d’une mission de service public selon l’article 433-3-1 du code pénal prévu par la loi du 24 août 2021, confortant le respect des principes de la République».

La projection du film «Barbie», sorti en juillet 2023 et marqué par la participation de Margot Robbie et de Ryan Gosling, avait été programmée pour vendredi 8 août à 21h, avant qu’elle ne soit annulée à la suite de menaces proférées par un «petit groupe du quartier (…) sous la pression d’un individu», comme l’indique l’édile dans son communiqué. 

«C’est inadmissible»

Pourtant, le film, «classé tout public en France lors de sa sortie au cinéma en 2023», avait été choisi par des habitants du quartier. L’édile précise également que les agents du service public «ont de nouveau été menacés de violence».

«Ce n’est pas la première fois dans ce quartier, et c’est inadmissible, car la majorité des habitant-e-s aspirent à bénéficier des actions de notre municipalité», a-t-il écrit, précisant que les menaces proférées par l’individu «ont été motivées par des arguments fallacieux, traduisant l’obscurantisme et le fondamentalisme instrumentalisés à des fins politiques».

«Quand certains accusent le film de 'mettre en avant des histoires de personnages lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels', d’autres condamnent une 'propagande néoféministe'», a déclaré Olivier Sarrabeyrouse.

Depuis l’annonce de l’annulation de la projection du film «Barbie», les réactions politiques se sont enchaînées. Aurore Bergé, ministre chargée de l’Egalite entre les femmes et les hommes et la Lutte contre les discriminations, a indiqué sur CNEWS que «les habitants eux-mêmes avaient choisi ce film. Un film populaire, drôle, intelligent, féministe. Un film qui a réuni plus de 6 millions de spectateurs en France»

Sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a déclaré : «Nous sommes en France et en France il n’y a pas de police des mœurs et de la vertu. Ces pressions d’une minorité violente qui veut hallaliser l’espace public ne sont pas acceptables comme n’est pas acceptable le moindre recul face à ces revendications communautaires».

De son côté, la ministre de la Culture Rachida Dati a dénoncé «une atteinte grave à la programmation privant familles et enfants d’une activité culturelle»

«Depuis un an j’ai pris des mesures fermes contre ces atteintes graves devenues une nouvelle forme de délinquance. Une plainte est en cours», a-t-elle écrit sur le réseau social X.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités