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Vacanciers israéliens refusés d’accès à un parc de loisirs : le gérant mis en examen

Le mis en cause a continué de nier les faits. [THOMAS COEX / AFP]

Accusé d’avoir refusé l'accès à un groupe de 150 jeunes vacanciers israéliens jeudi 21 août, le gérant d'un parc de loisirs des Pyrénées-Orientales a été mis en examen ce samedi, a-t-on appris auprès du parquet de Perpignan.

Le gérant d’un centre de loisirs situé à Porté-Puymorens, dans les Pyrénées-Orientales, a été mis en examen, ce samedi 23 août, pour «discrimination fondée sur l'origine, l'ethnie ou la nationalité, refus d'un bien ou d'un service dans un lieu accueillant du public ou pour en interdire l'accès», a indiqué ce jour le parquet de Perpignan. Ce délit fait encourir une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.

Cela survient deux jours après que 150 jeunes vacanciers israéliens, âgés de 8 à 16 ans, ont été refusés d’accès au parc «alors qu’une réservation avait été faite de longue date».

«Convictions personnelles»

Âgé de 52 ans, l’homme est en effet inconnu de la justice. Il ne faisait «pas l’objet de mauvais renseignements». En garde à vue, il a continué à nier les faits, justifiant la fermeture de son parc par des «convictions personnelles».

À la suite de ces faits, une enquête de flagrance avait été confiée à la brigade de recherche de la commune de Prades. De son côté, le groupe de vacanciers a dû modifier son planning et s'est finalement rendu, à bord de trois bus, sur un autre site en France dont la sécurité est assurée par la gendarmerie.

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a réagi à cet acte antisémite. «Qui aurait imaginé, il y a encore quelques années, qu’en France des jeunes puissent être refoulés d’un parc de loisirs en raison de leur religion», s'est-il indigné.

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