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Viol antisémite d’une fillette de 12 ans à Courbevoie : la peine du second accusé réduite en appel

L’accusé ayant fait appel de sa condamnation en première instance à 9 ans de prison dans l’affaire du viol antisémite d’une fillette de 12 ans, en juin 2024 à Courbevoie, a été jugé en appel ce mardi. Sa peine a été allégée de peu et une mesure éducative a été prononcée à son encontre. 

Une peine allégée. Condamné à 9 ans de prison vendredi 13 juin dernier pour le viol d’une fillette de 12 ans, de confession juive, à Courbevoie en juin 2024, un mineur de 13 ans avait fait appel de sa condamnation. Il a ainsi été rejugé ce mardi 18 novembre devant la cour d’appel de Versailles, dans les Yvelines. 

Si sa culpabilité a été reconnue, la seconde instance a allégé sa peine prononcée il y a cinq mois en le condamnant à 7 ans de prison, a appris CNEWS ce jour, confirmant une information du Parisien

En effet, la cour d’appel de Versailles l’a reconnu coupable de toutes les infractions. La justice a également prononcé à l’encontre de l’accusé une mesure éducative, ce qui n’avait pas été le cas en première instance. 

La peine de prison rendue ce mardi à l’encontre de cet accusé est identique à celle prononcée en première instance contre le second mineur, âgé aussi de 13 ans. Ce dernier n’avait pas fait appel de sa condamnation. 

Le troisième mineur dans ce dossier, âgé de 12 ans au moment des faits, a lui été condamné par le tribunal pour enfants de Nanterre à une mesure éducative d’une durée de cinq ans, comprenant une obligation de soins et un placement en foyer. En raison de son âge, il ne pouvait légalement faire l’objet d’une peine d’emprisonnement.

la fillette Menacée de mort en raison de sa religion

L'histoire remonte au 15 juin 2024. Ce jour-là, vers 19h40, le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête pour viol aggravé sur mineur de 15 ans. Cette action faisait suite aux accusations portées par une jeune fille de 12 ans contre ces trois mineurs.

Ce sont les parents de cette enfant qui avaient d'abord appelé la police alors que leur fille n'était pas rentrée d'une sortie avec des amis. La fillette avait fini par revenir chez elle, expliquant à ses parents qu'elle avait été violée par trois jeunes, dont un qu'elle connaissait.

Dans le récit qu'elle a fait à la police, consulté par CNEWS, elle avait expliqué que, pour rentrer chez elle, elle avait traversé le parc attenant à son domicile et croisé deux jeunes, dont celui qu'elle connaissait, et qu'ils l'avaient forcée à les suivre jusqu'à un local désaffecté. Un troisième garçon les avait par la suite rejoints.

A ce moment, selon son récit, un des jeunes lui avait posé des questions sur sa religion juive. Il lui avait demandé pourquoi elle n'avait pas dit qu'elle était juive. Elle avait répondu qu'elle voulait se protéger pour éviter d'être agressée.

La victime avait ensuite expliqué aux policiers que ce jeune lui avait parlé d'Israël, l'avait traitée de «sale juive», avant de lui porter des coups, de la jeter au sol et de lui tirer les cheveux. Il lui avait touché la poitrine, avait menacé de la brûler avec un briquet et lui avait renversé une bouteille d'eau sur la tête. Puis elle avait indiqué que deux des trois garçons l'avaient violée et que l'un d'eux avait filmé les faits.

Enfin, l'un des garçons du trio l'avait menacée de mort pour qu'elle ne parle pas à la police, et lui avait ordonné de lui donner 200 euros le lendemain.

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