Le parquet de Tulle (Corrèze) a requis la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Michel Cortet, quadragénaire accusé d'avoir commis une série de viols et d'agressions sexuelles sur des victimes parfois mineures.
Une peine maximale requise et une décision encore attendue. Ce vendredi, 20 ans de prison ont été requis à l'encontre de Michel Cortet. Accusé d'avoir violé et agressé sexuellement dix victimes, parfois mineures, l'homme comparaissait depuis lundi devant la cour criminelle de la Corrèze pour des faits commis à Tulle et dans les Pyrénées-Orientales entre 2009 et 2022.
Une peine de prison à laquelle l'avocate générale, Myriam Soria, a demandé d'ajouter une période de sûreté des deux tiers, soit 13 ans et quatre mois, et un suivi socio-judiciaire de 20 ans avec injonction de soins. Dans son réquisitoire, elle avait mis en avant «le nombre de crimes» commis et «la sérialité, la quantité de passages à l'acte au-delà des viols aggravés pris séparément».
L'avocate générale a évoqué le mode opératoire du mis en cause, avec des vidéos enregistrées de ses victimes, et le fait que beaucoup d'entre elles l'ont qualifié de «chasseur». «Sa personnalité ? Obsessionnelle, on voit le côté sériel. Un hermétisme émotionnel, un rapport au sexe dominé par la violence et le contrôle», a fait valoir la magistrate, soulignant que «les experts s'accordent tous sur sa dangerosité sociale et criminologique». Pour au moins quatre des victimes déclarées, les faits reprochés se sont déroulés, non pas en Corrèze, mais dans le sud de la France. Le parquet précise que les faits se situeraient à «Perpignan, Sainte-Marie-la-Mer, dans les Pyrénées-Orientales et à Tulle».
Une enquête démarrée en 2022
Mutique à l'audience, l'homme de 47 ans a fini par reconnaître au compte-goutte une partie des faits. L’enquête avait démarré en 2022, après une première plainte déposée au commissariat de Limoges et un signalement des services sociaux. Le père d'une fillette de 6 ans a d'abord signalé aux services de police des faits d'agression sexuelle qu'a subie son enfant.
Lors d'une perquisition menée ensuite au domicile du mis en cause, les enquêteurs ont saisi des outils numériques de l'accusé, alors garagiste de profession, et originaire des Pyrénées-Orientales. L'exploitation de ces derniers a révélé des vidéos sur lesquelles ont été enregistrés des viols.