Suspectées d'avoir participé au meurtre d'un jeune homme de 19 ans en juillet dernier dans le Gard, huit personnes ont été interpellées ce mardi. Les faits avaient été partagés en ligne.
Partiellement calciné, le corps d'un jeune homme de 19 ans avait été retrouvé dans un village du Gard en juillet dernier. Ce mardi 9 décembre, huit personnes suspectées d'avoir pris part à son meurtre, qui avait été diffusé sur les réseaux sociaux, ont été interpellées.
Selon Cécile Gensac, procureure de Nîmes, elles ont été arrêtées «en divers points du territoire national» et «sont suspectées d'avoir participé à l'organisation et/ou à la commission des faits».
Le cadavre de ce jeune homme, originaire de Villepinte en Seine-Saint-Denis selon une source policière, avait été découvert le 15 juillet «par des promeneurs dans un endroit isolé» du village de Saint-Bénézet, à une trentaine de kilomètres de Nîmes.
L'usage d'une arme à feu constaté
«Les premières constatations permettaient de matérialiser l'usage d'arme à feu sur la victime, ainsi qu'une calcination partielle de son corps. Les faits étaient d'autant plus relayés que la scène de meurtre était filmée et publiée en direct sur les réseaux sociaux», a rappelé la magistrate.
Une enquête avait alors été ouverte pour «meurtre en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime».
A l'époque, Cécile Gensac avait estimé que ces faits pouvaient «être en lien avec une succession de faits de nature criminelle survenus» auparavant «dans les quartiers nîmois de Pissevin, Valdegour, Némausus-Jonquilles et Mas de Mingue, dans un contexte de rivalité ultra-violente entre groupes criminels locaux».
Le 27 juin, une fusillade avait notamment fait six blessés, dont quatre mineurs, lorsque des tireurs avaient ouvert le feu sur une place entourée d'immeubles du quartier populaire de Valdegour. Dans celui du Mas de Mingue, à l'est de Nîmes, un homme avait aussi été tué par balles et un autre blessé par des assaillants en voiture, le 10 juillet.
Ces violences interviennent souvent entre bandes rivales qui se disputent le contrôle des points de vente de drogue. Depuis quelques années, ces faits n'arrivent plus seulement à Marseille mais s'exportent également dans des villes moyennes, comme Nîmes.