Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué ce mardi que l’agresseur de trois femmes dans le métro parisien le 26 décembre dernier était bien Français, admettant «un dysfonctionnement», après l’erreur sur la nationalité du suspect.
Une faute reconnue. Ce mardi, Laurent Nuñez est revenu, au micro de France Inter, sur l’agression dans le métro parisien de trois femmes, le 26 décembre dernier. Le ministre de l’Intérieur a ainsi reconnu un «dysfonctionnement» sur la nationalité de l’homme suspecté.
En effet, dans un premier temps, la place Beauvau avait indiqué que l’assaillant présumé était «de nationalité malienne», «en situation irrégulière sur le territoire national», sous le coup d'une OQTF. Une information rectifiée ce lundi.
Un passeport français découvert
Alors que son cas a dans un premier temps été traité comme celui d’un étranger en situation irrégulière, la découverte d’un passeport lors d’une perquisition a changé le suivi de l’affaire.
Selon Laurent Nuñez, le suspect est «français par filiation», son père étant français, et l’ayant «reconnu à l’âge de 9 ans». L’individu n’a cependant jamais stipulé qu’il disposait de la nationalité française lors de ses différents échanges avec les forces de police.
Déjà connu pour «destruction de biens sous l'emprise de stupéfiants», il avait été «écroué en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle après avoir été condamné pénalement».
La garde à vue de cet homme de 25 ans a été levée samedi soir pour raison psychiatrique, selon le parquet de Paris. Son état a «été considéré comme incompatible» avec une garde à vue et il a «été conduit à l'infirmerie psychiatrique», a souligné le ministère public.