Un jeune homme a été mis en examen et placé en détention provisoire après la découverte, dans la nuit du 1er au 2 janvier 2026, du corps calciné d’un adolescent de 17 ans, présentant des impacts de balle au niveau de la tête et des épaules, dans un véhicule en feu dans le 14e arrondissement de Marseille.
L’enquête avance. A la suite de la découverte du corps sans vie calciné d’un adolescent de 17 ans à l’arrière d’un véhicule en feu dans la nuit du 1er au 2 janvier 2026, un homme de 23 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire ce lundi 5 janvier à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, a indiqué le procureur de la République Nicolas Bessone, ce mardi dans un communiqué.
Le magistrat a rappelé que la victime présentait des impacts de balle au niveau de la tête et des épaules et que la voiture en feu concernée, un Peugeot 3008 blanc, avait été signalée avenue des Arnavaux, dans le 14e arrondissement de la cité phocéenne. Elle avait été volée «le 29 décembre à Marseille et était munie de fausses plaques d’immatriculation».
Le soir des faits, un second véhicule avait été vu sur les lieux. Les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) se sont alors penchés sur cette piste. Ils sont parvenus à interpeller, dans la nuit, «un individu âgé de 23 ans au volant d’un C4 de couleur Bordeaux pouvant correspondre à la description» de l’habitacle.
UNE information judiciaire OUVERTE
L’homme a ensuite été placé en garde à vue. Durant la journée du 2 janvier, une autopsie du corps de la victime a été réalisée. Celle-ci a permis de révéler que «la cause du décès était bien due à des tirs au niveau du crâne», selon le procureur de la République de Marseille. Dans le même temps, des prélèvements ADN ont permis de déterminer que la victime était bien un jeune garçon de 17 ans, «dont les parents venaient de signaler la disparition».
Après quasiment 4 jours de garde à vue, «durant lesquels les enquêteurs procédaient à de minutieuses investigations, exploitations téléphoniques et analyses des caméras de vidéoprotection de la ville», le parquet de Marseille a décidé d’ouvrir une information judiciaire «des chefs d’assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime en bande organisée, recel de vol en bande organisée et destruction de bien par moyen dangereux en bande organisée».