Initialement prévu en novembre dernier mais repoussé au 8 janvier 2026 faute du retour de deux expertises, le procès de sept personnes accusées d'avoir livré de la drogue par drone dans la quasi-totalité des prisons des Hauts-de-France va se tenir ce jeudi dès 9h devant le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais).
Un butin total avoisinant les 3 millions d’euros. Sept personnes, six hommes et une femme âgés de 19 à 37 ans, accusées d’avoir pris part à un trafic de colis livrés par drone dans une majorité des maisons d’arrêt des Hauts-de-France entre janvier et septembre 2025, vont être jugées ce jeudi dès 9h devant le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais).
Les sept accusés, tous interpellés en septembre dernier, vont notamment être jugés pour «transport, offre et acquisition de stupéfiants», «vente frauduleuse de tabac», «association de malfaiteurs» et «survol d’une zone interdite par drone», selon La Voix du Nord.
Cinq des sept prévenus ont été placés en détention provisoire depuis leur arrestation et deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire en attente de leur jugement.
L’audience, initialement prévue en novembre 2025, a finalement été renvoyée au 8 janvier 2026 faute du retour de deux expertises liées à des armes retrouvées lors des perquisitions.
Un préjudice estimé à environ 3 millions d’euros
Au total, le montant total du préjudice a été estimé à près de trois millions d’euros par les autorités françaises. Selon le quotidien régional, «les prix des commandes (systématiquement passées via une messagerie cryptée) variaient selon la marchandise demandée et selon que le colis était livré dans la cour de l’établissement pénitentiaire ou directement dans la main du détenu client».
Sur les sept personnes accusées dans ce dossier, quatre d’entre elles sont récidivistes et l’un d’entre elles est suspectée d’avoir dirigé le trafic depuis sa cellule d’une maison d’arrêt du Nord.
Un autre suspect dans cette affaire aurait utilisé son épicerie à Loison-sous-Lens pour blanchir l’argent du trafic. La police judiciaire du Pas-de-Calais a retrouvé près de 35.000 euros en liquide dissimulés dans ce commerce lors des investigations menées au cours de ces derniers mois.