L'islamologue suisse Tariq Ramadan, a été condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris pour des viols sur trois femmes.
L'islamologue suisse Tariq Ramadan a été condamné mercredi à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris, qui l'a jugé par défaut et à huis clos pour des viols commis sur trois femmes.
Il a été reconnu coupable de viols et de viol sur personne vulnérable. La cour a ordonné qu'il fasse l'objet d'une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans, lui interdisant notamment d'entrer en relation avec les victimes, mais aussi de diffuser tout ouvrage, oeuvre audiovisuelle ou intervention publique qui porterait sur cette infraction.
D’après nos confrères du Parisien, Tariq Ramadan aurait été hospitalisé dans la matinée de ce mardi en psychiatrie à Genève, en Suisse.
Lors de l’audience du 6 mars, la cour avait déjà délivré un mandat d’arrêt décidant par la même occasion de le juger par défaut. Ce jour-là, et alors que ses avocats faisaient état d’une hospitalisation du prévenu à Genève en raison d’une «poussée» de sclérose en plaques, les experts désignés par la justice française pour évaluer l’état de santé du prédicateur de 63 ans ont conclu à la «stabilité» de la maladie dont souffre l'islamologue depuis plusieurs années, «sans signe de poussée récente». Une conclusion qui contredit donc la version du conseil de Tariq Ramadan.
Au cours de cette même audience, la présidente avait lu un courrier établi par un médecin de l’accusé et transmis par sa défense, dans lequel il soulignait que son patient était «vidé de son énergie vitale», proposant qu’il observe «une période de repos d’une semaine à dix jours».
Pour rappel, les viols reprochés à Tariq Ramadan, et qu’il conteste, auraient été commis sur trois femmes entre 2009 et 2019. Dans le détail, le prédicateur comparaît pour un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur «Christelle» (prénom d'emprunt) à Lyon en octobre 2009, un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, qui avait déclenché l'affaire en portant plainte en octobre 2017, et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.