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Menaces visant Goldman Sachs à Paris : mail des Etats-Unis, vigilance policière renforcée… Ce que l’on sait

C'est un agent de sécurité de la banque Goldman Sachs qui a donné l’alerte. [Michael M. Santiago/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/Getty Images/AFP]

Après avoir été visé par des menaces d’un groupe iranien, le siège de la banque américaine Goldman Sachs a été placée sous surveillance policière renforcée, a appris CENWS auprès de source policière.

Quelques jours après la tentative d’attentat déjouée visant le siège parisien de Bank of America, la banque américaine Goldman Sachs a à son tour fait l’objet d’un renforcement de la vigilance policière autour de ses locaux dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 avril. Cette mesure fait suite à des menaces reçues et attribuées à un groupe iranien, a appris CNEWS auprès d'une source policière.

Selon nos informations, c’est un agent de sécurité de la banque Goldman Sachs qui a donné l’alerte après avoir reçu un appel de sa responsable de sûreté, basée à Londres. 

Cette dernière lui aurait indiqué avoir reçu un mail des autorités américaines, leur conseillant de renforcer la vigilance autour la banque. En cause, le mystérieux groupe iranien qui aurait menacé de s’en prendre au siège parisien de Goldman Sachs «par engins explosifs». 

De ce fait, des effectifs locaux ont été dépêchés sur les lieux. De son côté, la magistrate de permanence a été avisée. La situation reste désormais sous surveillance. Contacté par nos soins, le parquet de Paris a indiqué qu’«aucun élément suspect n’a été mis en évidence».

Un attentat déjoué de justesse il y a quelques jours

Cet épisode survient alors que la situation demeure très tendue au Moyen-Orient et quelques jours après l’attentat déjoué ayant visé le siège de la Bank of America, situé rue de La Boétie à Paris. Dans ce dossier, et comme l'a indiqué le parquet national antiterroriste (PNAT), le projet pourrait être lié au groupuscule pro-Iranien HAYI, pour «Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya», soit «Mouvement des Compagnons de la Main Droite de l’Islam» en français.

Mercredi 1er avril, quatre personnes, dont trois mineurs, ont été mises en examen, a appris CNEWS auprès de source judiciaire. L’un des mineurs avait été interpellé alors qu’il venait de manipuler «ce qui paraissait être un engin incendiaire devant l’entrée de l’établissement».

Cet engin incendiaire se trouvait être un bidon de 5 litres rempli aux deux-tiers d’essence, «scotché avec un très gros artifice». Il avait été envoyé au laboratoire central de la préfecture de police de Paris pour des analyses et apparaissait finalement «comme composé d’un cylindre en carton d’une contenance de 650 grammes de matière active et d’une mèche», selon le PNAT.

«Le laboratoire précisait que c’était le premier artifice de cette puissance retrouvé à sa connaissance en France à ce jour. Il était relevé que ces effets étaient plus proches d’un engin explosif que de ceux de pétard grand public», a ajouté la même source.

Pire encore, au moment de l’explosion, cet engin «aurait pu générer (…) une forte boule de feu de plusieurs mètres de diamètres et propager un incendie».

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