Placée en garde à vue ce jeudi avant d’être libérée dans la soirée, Rima Hassan est convoquée devant le tribunal correctionnel le 7 juillet 2026 afin d’être jugée du chef d’«apologie du terrorisme commise en ligne». Elle encourt une lourde peine de prison.
Un délit sévèrement puni par le Code pénal. Ce jeudi 2 avril, Rima Hassan a été placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte le 27 mars dernier par le parquet de Paris du chef d’«apologie du terrorisme» à la suite d’un tweet publié la veille par l’eurodéputée LFI, «repostant les propos de Kozo Okamoto, terroriste et auteur d’un attentat lancé contre l’aéroport de Tel-Aviv, en Israël, en 1972 au cours duquel 26 passagers ont été tués.
Au cours de cette même garde à vue, qui a été levée dans la soirée, des matières «s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC», soit de la drogue de synthèse, ont été retrouvées lors de la fouille de l’eurodéputée LFI. Une découverte sur laquelle Rima Hassan a été interrogée, selon le parquet de Paris.
Si ces derniers éléments «sont disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte», la femme politique «s’est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel le 7 juillet 2026, pour être jugée du chef d’apologie de terrorisme commise en ligne», a indiqué le ministère public jeudi 2 avril au soir.
Un délit qui pourrait mettre l’eurodéputée LFI en grande difficulté puisque, si l’apologie publique de terrorisme fait encourir les peines de 5 ans et 75.000 euros d’amende, l’apologie du terrorisme commise au moyen d’un service de communication au public, soit un réseau social par exemple, peut exposer son auteur à une peine pouvant aller jusqu’à 7 ans de prison et 100.000 euros d’amende. C’est d’ailleurs ce dernier délit qui est reproché à Rima Hassan et pour lequel elle sera jugée le 7 juillet prochain.
Rima Hassan mise en cause dans 6 autres procédures
Concrètement, il est reproché à l’eurodéputée «d’avoir à Paris, le 26 mars 2026, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription, fait publiquement l’apologie d’actes de terrorisme, en l’espèce pour avoir publié à partir du compte X «Rima Hassan @RimaHas» les propos suivants : «Kozo Okamoto [emoji drapeau du Japon et emoji drapeau de la Palestine] : J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir»», détaille le parquet de Paris.
Et ce n’est pas tout. Car en effet, dans ce même tweet on pouvait voir une photographie présentant le terroriste et ancien militaire de l’Armée rouge japonaise «porté par des individus faisant le signe de la victoire». «Avec cette circonstance que les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne», a ajouté le ministère public.
Il est également à noter que l’eurodéputée LFI est également mise en cause dans 6 autres procédures toujours en cours, «soit au parquet, soit confiées à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance faite aux personnes, de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris)», a ajouté le parquet.