Ce vendredi, deux personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur la séquestration avec actes de tortures d'un jeune de 16 ans fin mai à Nantes (Loire-Atlantique) sur fond de trafic de drogue.
Une violence inouïe. À Nantes, deux individus ont été placés en garde à vue ce vendredi. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à la séquestration d’un mineur de 16 ans.
Selon le procureur de la République de Nantes, Frédéric Teillet, le 25 mai dernier, vers 2h, «un mineur angevin en fugue, âgé de 16 ans, a été atteint d’une balle dans le mollet», dans une rue connue pour abriter un point de deal.
D’après les premières investigations, la victime était séquestrée «sous la menace d’une arme» depuis la veille dans la soirée, «dans un contexte de rivalités sur fond de trafic de stupéfiants». Toujours selon le communiqué du magistrat, «il a été soumis durant sa captivité à de multiples actes dégradants, dénudé et frappé».
Une information judiciaire bientôt ouverte
L’enquête, confiée au service interdépartemental de police judiciaire, a ainsi permis d'identifier deux personnes, âgées de 19 et 22 ans, toutes deux de nationalité française, l’une étant également de nationalité algérienne, et déjà condamnées par le passé.
Le premier a été arrêté ce mercredi dans un bois à Nantes et le second a quant à lui été extrait ce jeudi d'une maison d’arrêt, a précisé Frédéric Teillet.
Il a par ailleurs annoncé envisager l’«ouverture d'une information judiciaire» samedi avec «une présentation des deux individus notamment pour le crime de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime» ainsi que «séquestration ou détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie commis en bande organisée».
Depuis fin avril, Nantes connaît une vraie flambée de violences liées au trafic de drogue avec quatre personnes tuées par balle notamment, dont un adolescent de 14 ans.