Ce Paris n’est pas rassurant, par Pierre Ménès

Pierre Ménès, chroniqueur de Direct Matin.[MERIADECK POUR DIRECT MATIN ]

Bien sûr, la barre est placée bien haut. Bien sûr, ne prendre qu’un point à Amsterdam n’est pas la catastrophe du siècle. Mais au-delà des considérations mathématiques, le début de saison du PSG oscille entre l’inquiétant et le somnolant.

 

Quatre matchs à l’extérieur, quatre nuls, trois fois Paris avait ouvert le score et à chaque fois, que ce soit à Reims, Rennes ou Amsterdam, le club de la capitale a largement eu les munitions pour marquer de nombreux autres buts.

Mais dans chacun de ses matchs, l’adversaire est revenu et Paris n’a jamais eu les ressources physiques, techniques et mentales pour reprendre l’avantage.

La faute en premier lieu à un milieu de terrain qui se cherche. Depuis que Brandao lui a refait le nez, Thiago Motta est l’ombre de lui-même, positionné beaucoup trop près de sa défense centrale, sans plus jamais prendre le moindre risque dans la passe.

Marco Verratti ne tient pas 90 minutes, tout comme Blaise Matuidi, qu’on n’a quasiment jamais vu épuisé en fin de match comme contre l’Ajax. Ajoutez à cela un Lucas toujours aussi peu décisif et un Edinson Cavani qui marque quelques buts mais n’existe pas dans le jeu, la conclusion est simple : tout dépend de Zlatan Ibrahimovic. Et quand le géant suédois a un coup de moins bien, c’est aussi son droit, personne ne prend le relais. Jamais.

Et puis, il y a Laurent Blanc, qui a l’air un peu spectateur de tout ça. Il protège beaucoup trop son groupe dans ses discours d’après-match, alors que quelques-uns auraient bien besoin d’être remis en cause.

Après tout, si Motta a des soucis à ­relancer la machine, Yohan Cabaye est là. Javier Pastore peut faire d’aussi jolies passes que Verratti, et Ezequiel Lavezzi montre qu’il a retrouvé du punch à défaut d’une lucidité qu’il ne possédera de toute façon jamais.

Blanc est attendu au tournant de sa deuxième saison. Accompagner les stars, c’est bien. Etre leur chef, c’est beaucoup mieux, sinon Paris va connaître une saison, au moins sur le plan européen, bien décevante. Parce que le prochain match, c’est le Barça au Parc des Princes. Et là, il faudra montrer tout autre chose.

 

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