La France bat le Portugal en match amical

L'attaquant des Bleus Mathieu Valbuena marque sur coup franc l'unique but du match contre le Portugal, le 4 septembre 2015 à Lisbonne [Franck Fife / AFP] L'attaquant des Bleus Mathieu Valbuena marque sur coup franc l'unique but du match contre le Portugal, le 4 septembre 2015 à Lisbonne [Franck Fife / AFP]

La sortie après seulement 13 minutes de Nabil Fekir, blessé à la jambe droite, a fait s'abattre une chape de plomb sur l'équipe de France, qui a fini par retrouver quelque peu d'allant pour battre le Portugal (1-0), grâce à son remplaçant du soir très inspiré, Antoine Griezmann.

 

Terrible 13e minute que celle vécue par Fekir au stade Alvalade de Lisbonne, où, posté côté droit sa jambe, peut-être son genou droit, a lâché sur un appui anodin dans l'attente de recevoir un ballon de contre.

Le banc français placé au premières loges ne s'y est pas trompé en se levant comme un seul homme après sa chute en arrière. La blessure a semblé sérieuse. Et il n'a pas fallu beaucoup de temps à Didier Deschamps pour demander à Griezmann d'ôter son survêtement, tandis que Fekir était évacué sur une civière.

Le jeune Lyonnais de 22 ans avait jusqu'alors connu une entame quelque peu anodine, notamment dans son association tant attendue avec Karim Benzema, dans un 4-4-2 où les Bleus avaient dans l'ensemble du mal à se trouver.

Aux 16 minutes passées ensemble au Stade de France en mars contre le Brésil (défaite 3-1) s'ajoutent désormais 13 autres sans effet. Et Deschamps devra peut-être attendre longtemps avant de pouvoir les associer de nouveau.

 

Une belle entrée en jeu 

En revanche, et même si la sombre crainte d'une blessure grave de Fekir a été de nature à phagocyter l'aspect sportif de la rencontre, le sélectionneur a pu observer l'excellente entrée en jeu d'Antoine Griezmann.

Il n'était pourtant pas évident pour le Madrilène de l'Atletico de rejoindre ses dix coéquipiers manifestement quelque peu ébranlés par les évènements des instants précédents. 

Mais alors que de sombres nuages semblaient s'amonceller sur un ciel Bleu jusqu'ici bien pâle, Griezmann a peu à peu apporté de l'éclaircie au jeu français en se fondant immédiatement dans la rencontre, avec ce qui fait sa force: le jeu à une touche de balle, en remise et qui appelle les espaces.

Si sa relation avec Benzema s'est surtout affiché à trente mètres du but, entre deux remises et un une-deux sans danger, sa façon de s'engouffrer dans les petits espaces a permis aux milieux de terrain latéraux que sont Matuidi et Sissoko d'enfin prendre la profondeur et créer le surnombre.

Chacun a ainsi eu une occasion franche de marquer coup sur coup en première période, avec à l'origine une ouverture dosée de Griezmann. Et si Sissoko aurait pu tirer au but dans la surface au lieu de centrer maladroitement (26e), Matuidi aurait lui dû gagner son duel face à Patricio (31e). Ne serait-ce que pour offrir à son coéquipier une deuxième passe décisive pour sa 19e sélection.

 

L'équipe de France se rassure 

Soudain, à l'abord du dernier quart d'heure, alors qu'une ambulance quittait l'enceinte lisboète - peut-être était-ce pour emmener Fekir passer un examen médical plus approfondi? -, les Bleus devenaient plus fringants. 

Dans un rôle d'animateur qu'on a peut-être trop vite ou trop tôt voulu confier à Paul Pogba, plutôt sobre en ce vendredi, Griezmann, confiance aidant, a ensuite profité d'un appel de Sissoko, en mode box-to-box, pour enfin trouver Benzema de l'autre côté. Sans que ce dernier ne trouve l'inspiration.

Qu'importe! Les Bleus allaient bien mieux et la tendance ne ferait que se vérifier en seconde période, entamée par une occasion en or ratée par... Griezmann devant Patricio.

"Même lui!", se disait-on chez les supporteurs français. Mais dans un second acte où il a paradoxalement moins brillé alors que le collectif français prenait le dessus, c'est tout de même Griezmann qui a été à l'origine du but de la victoire.

Il a obtenu ce coup franc, assez litigieux à l'entrée de la surface, et c'est Mathieu Valbuena, entré en jeu auparavant qui a trouvé la lucarne portugaise pour finir le travail de sape de son jeune partenaire.

A eux deux, ils ont au moins rassuré par le résultat l'équipe de France, qui restait sur trois défaites en quatre matches. Et rendu moins amère cette soirée portugaise bien sombre après la blessure de Fekir.

 

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