17 blessés dans une rixe entre supporteurs

Des supporteurs de l'Olympique de Marseille lors d'un match contre Lyon [Franck Fife / AFP/Archives] Des supporteurs de l'Olympique de Marseille lors d'un match contre Lyon [Franck Fife / AFP/Archives]

Deux hommes, dont le chauffeur d'un minibus de supporteurs marseillais, ont été placés en garde à vue samedi après une bagarre avec des supporteurs lyonnais qui a fait 17 blessés samedi dans le Vaucluse, en marge de la 37e journée de Ligue 1.

Cinq jours après les incidents du Trocadéro, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a condamné de "graves incidents qui montrent que le football est encore malade" et a renforcé la sécurité de certains matches du week-end.

Le minibus a été intercepté dans la Drôme avec deux autres cars de Marseillais qui avaient quitté les lieux de la rixe avant l'arrivée des forces de l'ordre.

L'affrontement est survenu de manière "fortuite" au niveau du péage de Bollène sur l'autoroute A7, où des supporteurs de l'Olympique de Marseille, qui se rendaient à Saint-Etienne, ont croisé ceux de l'Olympique lyonnais qui allaient à Nice.

La rencontre Nice-Lyon ayant été reportée à dimanche en raison de la pluie qui a rendu la pelouse impraticable, le car des supporteurs de l'OL faisait demi-tour au péage quand il a rencontré celui de l'OM, selon une source proche de l'enquête.

Une bagarre "violente" a alors éclaté entre les supporteurs de ces deux clubs rivaux, "des canettes, des battes de baseball et divers autres objets" ayant été utilisés, selon la même source.

Le dernier bilan fait état de 17 blessés, dont deux plus sérieusement touchés, souffrant respectivement d'un traumatisme facial et d'une fracture à la hanche. Selon une autre source proche de l'enquête, l'un d'eux a été percuté par le minibus marseillais quand il quittait les lieux. Une personne a aussi été touchée à la main à l'arme blanche.

L'autoroute A6 [Jean-Philippe Ksiazek / AFP/Archives]
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L'autoroute A6
 

Les blessés, parmi lesquels ne figure qu'un seul supporteur de l'OM, ont été hospitalisés dans la région et une partie des supporteurs des deux camps était "fortement alcoolisée", a-t-on indiqué de mêmes sources.

Selon le ministère de l'Intérieur, 105 supporteurs lyonnais ont par ailleurs fait l'objet d'un contrôle d'identité à Bollène.

"En charge de l'enquête, les gendarmes vont exploiter les photos et vidéos recueillies sur les lieux des incidents, notamment auprès des supporteurs lyonnais, ainsi que les images de vidéo-protection du péage autoroutier" de Bollène, ce qui devrait "permettre d'établir les responsabilités de chacun", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.

Il a évoqué "des incidents extrêmement graves", qui "ont mis en danger des usagers de la route, des familles qui faisaient une pause sur cette aire de repos et se sont retrouvées au milieu des affrontements".

"D'ores et déjà, des mesures d'interdictions administratives de stade seront prises dans les prochains jours à l'encontre de ceux qui se sont livrés à ces violences", a ajouté le porte-parole.

L'Olympique lyonnais a dénoncé "de graves incidents", indiquant qu'il se "portera partie civile dans cette affaire" et soulignant que les supporteurs lyonnais concernés, membres du "Kop Virage Nord" du Stade Gerland, ne faisaient pas partie du déplacement officiel du club. Selon lui, ceux de l'OM appartiennent au groupe des South Winners.

Dans un communiqué diffusé samedi soir, l'Olympique de Marseille a déploré "ces actes de violence très éloignés de l'esprit du football" et annoncé qu'il allait se porter partie civile.

La mairie (EXD) de Bollène a vivement dénoncé ce nouvel épisode de violence dans le football dans un communiqué intitulé "Bollène n'est pas le Trocadéro", en référence aux incidents survenus lundi à Paris lors de la fête du titre de champion de France du PSG.

"De faux supporters de foot, mais, en revanche, de vraies racailles de cités ont cru bon de considérer le péage de Bollène comme leur terrain de jeux, ou plutôt comme terrain de bagarre", a-t-elle déploré.

Le président de la Ligue de football professionnel Frédéric Thiriez a jugé ces affrontements "intolérables" et a dit réfléchir avec M. Valls à de "nouvelles mesures de restrictions, voire d'interdictions, aux déplacements de supporteurs".

Une cinquantaine de personnes avaient été interpellées après les incidents du Trocadéro, dont une dizaine condamnées à des peines de prison ferme.

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