La recherche sur l'embryon autorisée

Photo prise le 05 juin 2010 à l'Assemblée nationale à Paris d'un détail du pupitre du président de l'assemblée nationale Photo prise le 05 juin 2010 à l'Assemblée nationale à Paris d'un détail du pupitre du président de l'assemblée nationale [Miguel Medina / AFP/Archives]

Le Parlement a définitivement adopté mardi, par un vote des députés, le texte autorisant la recherche sur l'embryon et les cellules souches, soutenu par le gouvernement pour que la France rattrape son "retard", mais qui hérisse certains députés UMP.

Cette proposition de loi des radicaux de gauche a été adoptée par 314 voix contre 223. La recherche sur l'embryon et les cellules souches passe ainsi de l'interdiction avec dérogations, en vigueur depuis 2004, à l'autorisation encadrée.

La quasi-totalité des socialistes ont voté pour et l'ensemble de l'UDI et de l'UMP a voté contre.

"L'enjeu, c'est la médecine régénérative et la thérapie cellulaire", a expliqué le président des députés PRG, Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre de la Recherche.

"Dans quelques instants, pensez à ceux de nos concitoyens malades qui attendent, qui espèrent des thérapies nouvelles", a-t-il ajouté, citant la dégénérescence de la rétine, la maladie d'Alzheimer, ou encore les maladies cardiaques.

 

Un "grand jour pour la bioéthique"

"Quel grand jour pour la bioéthique!" s'est exclamé le député PS Jean-Louis Touraine. C'est une "avancée que nous attendons depuis 35 ans", a-t-il ajouté, jugeant que l'accusation portée par l'UMP d'une loi adoptée en catimini au coeur de l'été était une "calomnie".

Il a critiqué les "opposants au progrès".

Ancien rapporteur des lois de révisions bioéthiques, l'UMP Jean Leonetti s'est inscrit en faux. "Oui, en été, en session extraordinaire, nous avons bâclé un débat", a-t-il lancé, affirmant que la recherche n'était pas entravée par le régime actuel. Il a mis en garde contre "les espoirs déçus": "Ne laissez pas croire que les gens seront guéris!"

Jacqueline Fraysse (Front de Gauche) a elle mis en avant les "freins" actuels à la recherche, du fait des recours intentés par la Fondation Lejeune.

 

Les opposants dénoncent un passage en force

Quatre associations françaises, dont Alliance VITA et la Fondation Jérôme Lejeune, réunies sous le label européen Un de nous, ont dénoncé dans un communiqué "la manière dont le destin des embryons humains congelés vient d’être scellé à l’issue d’un vote bloqué à l’Assemblée nationale, en catimini et sans débat."

Depuis le début de l'examen de cette proposition cette semaine de loi, ses opposants ont multiplié les happenings pour dénoncer sa finalité.

 

Recherche embryonnaire : ce qu'il faut savoir  

 

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