Aude: un jeune homme dans un état critique après une rave-party

Une ambulance des pompiers [Thierry Zoccolan / AFP/Archives] Une ambulance des pompiers [Thierry Zoccolan / AFP/Archives]

Un jeune participant à une rave-party ce week-end dans l'Aude, où il aurait consommé des stupéfiants, restait hospitalisé lundi à Carcassonne "dans un état critique", a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

"Il y a eu six hospitalisations sur l'ensemble de l'évènement à Moussoulens (Aude) dont celle du jeune homme dont le pronostic vital est engagé. Son état était stationnaire lundi", a indiqué une porte-parole de la préfecture qui s'est refusé à détailler le diagnostic.

Le garçon d'une vingtaine d'années était inconscient lorsqu'il avait été hospitalisé dimanche matin en soins intensifs, a indiqué un porte-parole de la gendarmerie. "Apparemment, ils étaient deux ou trois (festivaliers) dans la même situation... Certains ont pu régurgiter des produits stupéfiants qu'ils avaient ingérés mais lui n'aurait pas vomi", a rapporté cette source.

Les autres personnes hospitalisées étaient lundi "hors de danger", a précisé cet officier de gendarmerie.

La fête techno "Manifestival" s'était installée sans autorisation, vendredi soir, sur le site d'un ancien aérodrome de Moussoulens, un village situé sur les contreforts de la Montagne noire, à 10 km de Carcassonne. Elle y a réuni jusqu'à 6.000 personnes au plus fort de la fête, selon les estimations des autorités.

"On a saisi des quantités substantielles de produits stupéfiants et dressé une vingtaine de procès verbaux pour infraction à la législation sur les stupéfiants. On a aussi sanctionné des alcoolémies et infractions routières", a indiqué le porte-parole de la gendarmerie.

Le maire de la commune, Jacques Carriqui, déplorait lundi "que ce tecknival se soit implanté sauvagement" sur un terrain appartenant à la commune. "A 6H45, samedi, il y avait déjà plus de 1.000 véhicules et 6.000 personnes qui squattaient ce terrain mais je n'ai pas eu le plaisir de voir les organisateurs", a dit l'élu à l'AFP.

"On m'a demandé à 8H00 du matin d'installer des toilettes sèches, d'amener des bennes à ordures, de l'eau... C'est comme si on squattait votre jardin et qu'en plus, on vous demandait d'apporter le petit déjeuner", a-t-il protesté.

La rave-party "s'était cependant plutôt bien passée", selon les autorités qui avaient mobilisé un escadron de gendarmes mobiles et toutes les unités locales. La présence massive des gendarmes aurait a priori dissuadé un certain nombre de "teufeurs" de rester, ils auraient également été déçus de voir qu'un seul camion sono avait pu être acheminé sur le site, a rapporté la gendarmerie.

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