Hollande envisage de revenir sur les réductions d'effectifs dans l'armée

François Hollande lors de ses vœux aux armées, sur le porte-avions Charles de Gaulle, le 14 janvier 2015.[ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP POOL / AFP]

Au moment même où s'achève le déploiement sans précédent de 10.500 militaires dans une mission de surveillance du territoire national, François Hollande présentait ce mercredi ses voeux aux armées à bord du porte-avions Charles de Gaulle. La "situation exceptionnelle que nous connaissons doit conduire à revenir sur le rythme de réduction des effectifs", a-t-il notamment annoncé.

 

Une semaine après les attaques terroristes qui ont ensanglanté la capitale, cette cérémonie de voeux programmée au large de Toulon prenait une dimension toute particulière.

Devant les soldats, François Hollande a indiqué que la "situation exceptionnelle" créée par les récents attentats doit conduire à "revenir sur le rythme de réduction des effectifs qui avait été programmé pour les trois prochaines années dans le cadre de la Loi de programmation militaire".

Votée en décembre 2013, la loi de programmation prévoit 190 milliards d'euros de crédits au cours de la période 2014-2019, avec un budget annuel maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016, à hauteur de 1,5% du PIB, et en légère progression ensuite.

 

34.000 postes supprimés en six ans 

Pour maintenir un dispositif militaire cohérent en période de crise, le texte prévoyait la suppression de 34.000 postes dans les armées en six ans, dont 7.881 en 2014.

"Je demande au ministre de la Défense (Jean-Yves Le Drian) de me faire des propositions d'ici la fin de la semaine, en tenant compte évidemment des nécessités budgétaires", a indiqué le chef de l'Etat lors de ses voeux aux Armées. Il tiendra un Conseil de Défense sur cette question des effectifs mercredi et "prendra aussitôt la décision".

Par ailleurs François Hollande "continue de regretter" que la communauté internationale ne soit pas intervenue militairement en Syrie à la fin de l'été 2013 comme le souhaitait la France, a-t-il dit. Il a enfin confirmé que le porte-avions Charles de Gaulle ferait désormais route vers l'Irak pour permettre "si nécessaire" de "mener des opérations en Irak avec encore plus d'intensité et d'efficacité" contre l'organisation Etat islamique.

 

 

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