Sondage exclusif : les détecteurs de fumée sont plébiscités

L'obligation est entrée en vigueur le 8 mars dernier. L'obligation est entrée en vigueur le 8 mars dernier.[PHILIPPE DESMAZES / AFP]

Un sondage exclusif de CSA pour Direct Matin révèle que 68% des foyers français sont équipés en détecteurs de fumée.

 
 
Ils ne plaisantent pas avec les départs de feu. Alors que l’obligation d’avoir installé chez soi au moins un détecteur de fumée est entrée en vigueur le 8 mars dans le pays, les Français ont répondu présent. Un peu plus de dix jours après la date butoir, plus des deux tiers (68 %) ont pourvu leur logement d’un tel dispositif, selon un sondage de CSA réalisé en exclusivité pour Direct Matin.
 
Une mobilisation d’autant plus importante que, parmi les 32 % de foyers qui ne sont pas encore équipés, près de 8 sur 10 envisagent de le faire prochainement. Ne resterait donc plus, à terme, que 7 % de Français réfractaires.
 
 
Les Français "ont facilement identifié le bénéfice à retirer de cette installation"
 
"Ce bon résultat montre que le travail de sensibilisation des autorités, engagé depuis des années et en accélération ces derniers mois, a porté ses fruits", note Yves-Marie Cann, en charge du pôle opinion chez CSA. Selon lui, les Français "ont facilement identifié le bénéfice à retirer de cette installation : celui de pouvoir sauver leur vie et celle de leurs proches".
 
Si cette obligation, dont le non-respect n’entraîne, pour l’heure, aucune sanction, est suivie, des différences apparaissent selon l’âge des personnes interrogées. Ainsi, le taux d’équipement, de 59 % pour les 18-24 ans, passe à 67 % pour les 25-34 ans, à 70 % pour les 50-64 ans, et même à 76 % pour les 65 ans et plus. 
 
 
Un décalage générationnel
 
Un décalage générationnel qu’Yves-Marie Cann explique par le fait que les seniors, "souvent plus informés et sensibles à ce genre de sujets, sont aussi plus nombreux à être propriétaires", et donc directement concernés par l’installation des détecteurs. 
 
La profession des personnes sondées, en revanche, n’a que peu d’impact (69 % pour les cadres, 63 % pour les ouvriers), preuve que le faible coût des appareils (entre 15 et 50 euros) facilite sa démocratisation. 
 
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