Un hommage sans frontières

Le président François Hollande, la chancelière Allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le 25 mars 2015, à Seyne-les-Alpes.[ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP]

Après le choc, le recueillement. François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy étaient hier sur les lieux du drame, où l’enquête continue.

 

Une tristesse générale. L’émotion suscitée par le crash de l’Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans lequel 150 personnes ont péri, a largement dépassé les frontières françaises. 

Car les passagers étaient originaires d’une quinzaine de pays, principalement d’Allemagne et d’Espagne. Depuis mardi, les hommages se sont donc multipliés à travers l’Europe, en soutien aux familles dévastées, tandis que les recherches se poursuivent.

 

Merkel et Rajoy dans les Alpes

«Bouleversée» par la perte d’au moins 72 de ses compatriotes, la chancelière allemande Angela Merkel s’est rendue hier en début d’après-midi à Seyne-les-Alpes, où est installé le PC opérationnel des autorités françaises. Elle était au côté du président Français Hollande, mais aussi de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, pour exprimer son chagrin.

Après avoir observé une minute de silence, les trois dirigeants ont promis de tout faire pour accompagner au mieux les proches des passagers, acheminés au fur et à mesure sur les lieux. Des cellules d’assistance psychologique et deux chapelles ardentes ont été mises en place à leur intention.

 

Drapeaux en berne en Allemagne

Vive en France, l’émotion l’est aussi en Allemagne, où les drapeaux ont été mis en berne jusqu’à demain. Le choc est notamment immense à Haltern, dans le nord-ouest du pays, où résidaient seize adolescents décédés mardi, de retour d’un échange scolaire. Depuis le drame, fleurs et bougies envahissent les marches de leur lycée.

Outre-Rhin, le recueillement a même gagné les terrains de football, puisque les joueurs du Bayern Munich ont eux aussi observé une minute de silence lors de leur entraînement.

 

L'Espagne meurtrie

L’autre nation meurtrie par le crash avec au minimum 51 victimes, l’Espagne a de son côté décrété trois jours de deuil national après le retour du roi Felipe VI. Ce dernier avait annulé mardi la visite d’Etat qu’il venait d’entamer en France. L’atmosphère de l’aéroport barcelonais El Prat, d’où est parti l’avion, était hier toujours pesante. La veille, il avait été le théâtre de la détresse immense des familles des victimes. 

 

La boîte noire doit parler

En marge des hommages, les recherches se sont poursuivies mercerdi sur les pentes du massif de l’Estrop. Sous le balai des hélicoptères, des centaines de gendarmes et de pompiers, des médecins légistes, œuvraient dès l’aube pour tenter de retrouver les restes des victimes, éparpillés sur plusieurs hectares à 1 500 m d’altitude. Un travail qui pourrait prendre des jours voire des semaines, selon les autorités.

Les investigations sur les causes du crash, elles, devaient progresser grâce à la boîte noire retrouvée mardi soir. Elle comporte des données audio «utilisables» selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses. Et pourrait, à terme, permettre de connaître les dernières conversations des pilotes, dont le comportement reste pour l’instant une énigme.

 

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