Ecoutes de la NSA : Obama calme le jeu

François Hollande et Barack Obama discutent lors du G7, en juin 2015, en Allemagne.[ALAIN JOCARD / AFP]

Le président américain s'est entretenu avec François Hollande, et l'a assuré de l'arrêt des surveillances.

 

Un coup de fil sous haute tension. C’est par téléphone que François Hollande et Barack Obama se sont expliqués ce mercredi 24 juin au sujet des écoutes faites par l’agence américaine NSA (National ­Security Agency) des derniers présidents français (François Hollande lui-même, mais aussi ses prédecesseurs Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy).

Un entretien au cours duquel le président américain a tenté d’éteindre l’incendie diplomatique en cours. Le locataire de la Maison a en effet "réitéré sans ambiguïté son engagement ferme" contre tout espionnage de pays alliés, a fait savoir l’Élysée. Une promesse qu’il avait déjà faite en novembre 2013, après les révélations de l’ex-agent de la NSA Edward Snowden.

Pour clarifier la situation, des responsables français du renseignement se rendront prochainement à Washington pour assainir la coopération entre les deux pays. 

 

 
Un code de bonne conduite ?
 
L’importance de cette mise au point avec Barack Obama était à la hauteur de la colère de l’exécutif. François Hollande, directement impliqué, avait ainsi vivement réagi dès la matinée en convoquant un conseil de défense exceptionnel, à l’Élysée, concernant ces écoutes secrètes.
 
Lui aussi indigné, le Premier ministre, Manuel Valls, n’a pas manqué de ­dénoncer des pratiques "inacceptables" et "incompréhensibles" de la part des États-Unis. Et le chef du gouvernement d’appeler à ce "qu’entre pays alliés, un code de bonne conduite soit établi en matière de renseignement". 
 

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