Tahiti : trois enfants retrouvés noyés

Trois enfants âgés de 3, 4 et 5 ans sont morts noyés samedi 15 août en bordure d'une plage de la commune de Mahina au nord de Tahiti [Photo d'illustration / CC / Vequaudfrancois]

Trois enfants âgés de 3, 4 et 5 ans sont morts noyés samedi 15 août en bordure d'une plage de la commune de Mahina au nord de Tahiti, a-t-on appris ce lundi auprès du procureur de la République de Polynésie.

 

Les jeunes victimes, dont un frère et une soeur, "ont été retrouvés, flottants, par des pécheurs aux alentours de 17H00-17H30", a indiqué le procureur José Thorel.

En arrêt cardio-respiratoire lorsqu'elles ont été prises en charge par les secours, leur décès par noyade a été constaté deux heures plus tard à l'hôpital du Taaone où elles avaient été transférées.

Le parquet de Papeete a ouvert une enquête qui a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie.

 

Pas de traces de violence

Les proches des enfants seront également auditionnés : "le délaissement de mineurs et/ou l'homicide involontaire par imprudence ou négligence" pourraient être retenus à l'encontre des représentants légaux. "Nous devons déterminer les raisons pour lesquelles ces enfants se sont retrouvés seuls, dans l'eau, si jeunes", a ajouté le procureur de la République.

Dans la journée de dimanche, "un scanner total des corps a été effectué" par un médecin légiste, a indiqué José Thorel. L'examen indique qu"Il n'y a aucune trace de violence. En revanche, les poumons "étaient remplis d'eau", a précisé le magistrat.

 

Un drame "extrêmement rapide"

Les jeunes victimes participaient dans l'après-midi de samedi avec leurs proches à une fête traditionnelle locale, qui a rassemblé des centaines de personnes dont de nombreux enfants. Selon les premiers éléments de l'enquête, les trois petits ont échappé à la vigilance de leurs parents durant une dizaine de minutes.

Les adultes "les ont cherchés dans le mauvais sens et, à cet endroit, le bord de mer n'est pas visible du lieu où se déroulait la fête. Le drame a été extrêmement rapide", a ajouté le procureur de la République.

Pour l'heure, rien n’indique qu'il y a eu défaut de surveillance de la part des parents.

 

 

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles