Attentats de Paris : tout savoir sur l'enquête

Deux des trois terroristes du Bataclan ont pour l'heure été identifiés. Deux des trois terroristes du Bataclan ont pour l'heure été identifiés.[DOMINIQUE FAGET / AFP]

Plus d'une semaine après les attentats, la plupart des kamikazes sont connus et leur parcours a été retracé. Mais plusieurs suspects courent toujours. Le point sur l'enquête. 

Tous les terroristes n'ont pas été identifiés

Aux abords du Stade de France, Bilal Hadfi, un Français de 20 ans qui résidait en Belgique, a agi. Mais les deux autres kamikazes des attentats de Paris ne sont pas encore clairement identifiés. A côté du corps du premier a été trouvé un passeport syrien au nom d'Ahmad al-Mohammad, soldat mort de Bachar al-Assad. Il avait été contrôlé le 3 octobre sur l'île grecque de Leros, parmi les réfugiés fuyant la Syrie. Un appel à témoins a été lancé. Idem pour l'autre terroriste, qui portait un passeport syrien au nom de Mohammad al-Mahmod. 

Au Bataclan, Omar Ismaïl Mostefai, 29 ans, et Samy Amimour, 28 ans, ont tiré sur la foule. Ils étaient passés par la Syrie auparavant. Mais l'identification du troisième homme qui a attaqué la salle de spectacles est toujours en cours. 

Le commando qui a mitraillé plusieurs terrasses de cafés de l'est parisien reste, lui aussi, incomplet. Brahim Abdeslam a actionné sa ceinture d'explosifs Boulevard Voltaire. Les enquêteurs pensent que Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé de toute l'opération, l'aurait accompagné. Ses traces ont été retrouvées sur une kalachnikov utilisée par le commando. De plus, il a été filmé, le 13 novembre vers 22h, dans le métro à Montreuil, près du lieu où une des voitures des assaillant a été abandonnée. 

Abaaoud a finalement été neutralisé dans l'appartement de Saint-Denis. Mais y avait-il un troisième homme ? Si oui, ce pourrait être l'individu qui s'est fait exploser lors de l'assaut de la BRI à Saint-Denis. Son ADN a été isolé, mais il ne figure pas dans les fichiers de la police française. 

Reste Hasna Ait Boulahcen. Cette Française de 26 ans, d'origine marocaine, est la cousine d'Abaaoud. Elle aurait apporté un soutien logistique aux terroriste à Saint-Denis, et a été tuée dans l'assaut des forces de l'ordre. 

Le logeur de Saint-Denis devant la justice

Jawad Bendaoud, soupçonné d'avoir fourni le logement de repli à Saint-Denis, avait expliqué aux journalistes ne pas connaître la nature de ses invités. Selon ses dires, un ami lui avait «demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours». Il a depuis été placé en garde à vue, et va être présenté à un juge ce mardi.

Salah court toujours

Il est le suspect clé de l'enquête : Salah Abdeslam, frère de Brahim Abdeslam, court toujours. Ce Français de 26 ans, vivant en Belgique, a participé activement à la préparation des attentats, ayant loué plusieurs véhicules et des logements utilisés par le commando. Mais sa trace s'est perdu le samedi 14 novembre près de Cambrai. Il avait alors quitté Paris pour rejoindre la Belgique, convoyé par deux complices, et a fait l'objet d'un contrôle routier. Mais les policiers, à ce moment-là, n'avait pas son signalement.

Depuis, l'ennemi public numéro est introuvable, et serait tenté de rejoindre la Syrie. Une décision étonnante sachant que Salah Abdeslam pourrait avoir renoncé à sa mission de kamikaze au dernier moment. C'est ce que pense son frère, d'autant qu'une ceinture d'explosifs a été découverte lundi dans une poubelle à Montrouge, près de Paris. Or, c'est dans ce secteur que le téléphone de Salah Abdeslam a été localisé le soir des attaques. Il pourrait donc avoir abandonné juste avant de passer à l'acte, et s'être débarassé de sa bombe. Un comportement qui risque de déplaire aux commanditaires des attentats. 

La Belgique comme base arrière 

Plusieurs des terroristes ayant frappé Paris sont nés ou ont habité en Belgique. Et notamment à Molenbeek, une commune proche de Bruxelles réputée pour être une plaque tournante du jihadisme en Europe. Depuis les attentats, Mohammed Amri et Hamza Attou ont été placés en détention, soupçonnées d'avoir exfiltré Salah Abdeslam le 14 novembre, en allant le chercher en voiture à Paris quelques heures après les tueries.

Un autre suspect a été inculpé vendredi dernier. Selon les médias belges, il aurait accueilli Salah Abdeslam quand celui-ci a été déposé dans la commune bruxelloise de Laeken. Un quatrième individu a été inculpé lundi, mais aucun détail n'a été donné par les autorités belges. 

 

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