La neige se fait attendre sur les pistes de ski françaises

La station de L'Alpe d'Huez, à 2100 mètres d'altitude, le 16 décembre 2015. La station de L'Alpe d'Huez, à 2100 mètres d'altitude, le 16 décembre 2015. [JEAN-PIERRE CLATOT / AFP]

L'or blanc fait encore défaut cette année dans les stations de sport d'hiver, dont certaines restent fermées au public en période de vacances de Noël.

Bien que dans les Pyrénées, deux pistes sur trois - celles en altitude - soient ouvertes, seule la moitié d'entre elles sont accessibles dans les Alpes du Nord, qui concentrent 70 % des stations françaises. Ainsi, à La Plagne, célèbre station de Savoie, le niveau d'enneigement n'a jamais été aussi bas depuis 1989.

Et pour cause, au démarrage de l'hiver, les températures sont 3 °C plus élevées que les normales de saison. Ce mois de décembre est le plus doux jamais enregistré depuis l'apparition des relevés météorologiques autour de 1880. Pas plus d'un centimètre de neige tombera ainsi sur les massifs de l'Hexagone ces trois prochains jours. Une situation inconfortable pour les professionnels dépendants du tourisme d'altitude.

Selon l'Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), le taux d'occupation fluctue de 44 à 52 % pour la semaine de Noël et de 63 à 81 % pour celle du Nouvel An. Des chiffres qui témoignent d'un retard de réservation de 14 % par rapport à l'année dernière. L'ANMSM avance plusieurs raisons. D'abord, les skieurs finalisent désormais leur réservation à la dernière minute. Aussi, la période du Nouvel An et les vacances de février sont privilégiées par rapport à la période de Noël. Une tendance accentuée par un calendrier qui fait mal les choses, le jour de Noël tombant un vendredi.

Les professionnels du tourisme restent optimistes

Pourtant, l'hiver trop doux ne fait nullement peur à ceux qui vivent de la montagne. Interrogés par l'Observatoire Savoie Mont Blanc Tourisme, regroupant les 110 stations de Savoie et Haute-Savoie, 69 % des professionnels du tourisme pensent que la saison d'hiver 2015/2016 sera équivalente à celle de l'an dernier. 14 % d'entre eux l'estiment même en hausse, tandis que seulement 17 % la projettent, à date, plutôt orientée à la baisse. Le fatalisme n'est donc pas de mise chez eux. La neige vient à point à qui sait attendre le froid.

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