Manifestation anti-migrants de Calais : qui est le général Piquemal ?

Christian Piquemal a dirigé la Légion Etrangère de 1994 à 1999. [© PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Parmi les vingt personnes interpellées samedi à l'issue d'un rassemblement anti-migrants à Calais figure un ancien militaire. Christian Piquemal serait la figure de proue de la manifestation.

Les images du général Piquemal se faisant arrêter par la police samedi à Calais ont fait le tour du web. Avec quatre autres prévenus, arrêtés eux pour possession d'armes, le militaire de 75 ans est jugé lundi en comparution immédiate au tribunal de Boulogne-sur-Mer (Nord). D'après le procureur, l'homme aurait eu «le rôle principal» dans cette manifestation, et sera poursuivi pour «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Il risque jusqu'à six mois de prison.

Un ancien combattant d'élite

Christian Piquemal est un général ayant été responsable de la légion étrangère de 1994 et 1999. Aujourd'hui à la retraite, il a présidé l'Union nationale des parachutistes (UNP) jusqu'à 2014. Il est également bien connu des sphères du pouvoir, puisqu'il a été l'adjoint du chef de cabinet militaire de trois Premier ministres pendant trois ans. Le combattant a ainsi conseillé Michel Rocard, Edith Cresson et Pierre Bérégovoy. 

Le rassemblement anti-migrants de Calais, initié par le mouvement islamophobe Pegida (Européens patriotes contre l'islamisation de l'Occident) avait été interdit, mais Christian Piquemal avait indiqué dans un communiqué publié sur le site Résistance Républicaine qu'il y prendrait part. Il appelait d'ailleurs «tous les patriotes et associations patriotiques à se joindre au mouvement». Un rassemblement qui a dégénéré, les manifestants scandant «On est chez nous !», «Etat dictateur», ou bien «Migrants dehors». Les forces de l'ordre ont également dû faire usage de gaz lacrymogène pour dissoudre la centaine de personnes réunies. 

Vague de soutien sur Twitter

Après son arrestation, des élus d'extrême droite et une partie de la droite traditionnaliste ont fait part de leur indignation sur les réseaux sociaux. Marion Maréchal Le Pen a affiché son soutien au général, quand David Rachline, sénateur-maire de Fréjus, pointait que «d'authentiques déliquants ne sont jamais inquiétés». Une page Facebook a également été créée.

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