Grèves SNCF et RATP : les retards au travail seront-ils justifiés ?

2 trains sur 3 sont annoncés mercredi 9 mars sur le RER A pour la portion gérée par la SNCF. [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Deux grèves lancées par les syndicats pour la journée du 9 mars paralyseront une partie des trafics ferroviaires de la SNCF et de la RATP. Ces perturbations pourraient occasionner des retards pour les usagers. Quels sont les droits des salariés en cas de retard occasionné par un mouvement social ?

Le Code du travail est clair au sujet du retard. Si la cause est un imprévu : intempéries, panne de voiture, embouteillages, dysfonctionnement inhabituel dans les transports [...], l'employeur ne peut pas tenir rigueur au salarié de son retard. En revanche, d'autres motifs de retards, considérés comme prévisibles peuvent être sujets à des sanctions. C'est le cas, des grèves, si elles sont annoncées 48 heures avant, des retards fréquents de transports et des fermetures annoncées. Le Code du travail estime que le salarié, prévenu à l'avance, est tenu d'anticiper les perturbations et de prendre ses dispositions. Dans ce cas précis, que ce soit à la SNCF ou à la RATP, les préavis de grève ont été déposés la semaine dernière

A lire aussi : Grèves SNCF et RATP : quelles sont les perturbations à prévoir ?

Pour rappel, des retards au travail à répétition peuvent valoir au salarié un licenciement pour faute grave, une mise à pied (qui vous interdit de vous rendre sur votre lieu de travail et vous prive de rémunération), ou une retenue sur salaire, proportionnelle aux nombres d'heures manquées. Ces sanctions sont applicables si les retards désorganisent l'entreprise et induisent une surcharge de travail pour les autres salariés.

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