Paris : les quatre premiers arrondissements vont fusionner

Vue aérienne en date du 11 janvier 2015 de Paris  [KENZO TRIBOUILLARD / AFP/Archives] Vue aérienne en date du 11 janvier 2015 de Paris [KENZO TRIBOUILLARD / AFP/Archives]

Le Parlement a donné jeudi son feu vert définitif au projet de loi sur le statut de Paris qui prévoit notamment la fusion des quatre premiers arrondissements de la capitale et l'élection d'un seul maire.

Le texte, l'un des derniers d'ampleur du quinquennat, a été approuvé à main levée. Les élus LR et UDI s'y opposant, dénonçant notamment une «réforme électoraliste» au profit de la maire de Paris Anne Hidalgo (PS).

Le ministre de l'Aménagement du Territoire, le radical de gauche Jean-Michel Baylet, a salué pour sa part un texte qui «donnera un nouvel élan» à Paris. Il a invoqué pour la capitale «une simplification» pour «mettre fin à des redondances institutionnelles», saluant «la volonté sans faille de la maire de Paris».

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L'une des mesures phares pour la Ville Lumière est la création d'un nouveau secteur regroupant les Ier, IIe, IIIe et IVe arrondissements de la capitale avec un seul maire élu, mais en gardant les codes postaux des 20 arrondissements. Une modification ardemment souhaitée par Anne Hidalgo qui estime qu'elle permettra de corriger des écarts de représentativité des conseillers de Paris, et de faire des économies.

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Claude Goasguen, député LR de Paris, a promis que la droite, qui avait vu dans la fusion des arrondissements un «tripatouillage électoral», reviendrait sur la loi si elle devenait majoritaire après les législatives de juin. Pour l'UDI, Arnaud Richard, «Paris mérite mieux que ce genre de texte» et il s'est demandé s'il s'agissait in fine d'«imposer une réforme électoraliste» pour permettre à Anne Hidalgo «de se présenter dans ce nouvel arrondissement».

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Le projet de loi met également fin au double statut ville-département de la capitale avec la création d'une collectivité à statut particulier dénommée «Ville de Paris». Il donne aussi de nouveaux pouvoirs au maire de la capitale : police des funérailles, des baignades, gestion des fourrières, habitat insalubre, délivrance des cartes nationales d'identité et passeports. Le maire doit également voir revenir sous sa responsabilité les «pervenches», aujourd'hui fonctionnaires de la préfecture. Enfin le texte autorise aussi la création à titre expérimental de clubs de jeux à Paris.

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