Vicente reste introuvable, le dispositif levé

Photo-montage fourni le 29 mars 2017 par la gendarmerie nationale de portraits de Vicente (g), 5 ans et demi et de son père Jason Lopez [Handout / GENDARMERIE NATIONALE/AFP] Photo-montage fourni le 29 mars 2017 par la gendarmerie nationale de portraits de Vicente (g), 5 ans et demi et de son père Jason Lopez [Handout / GENDARMERIE NATIONALE/AFP]

Plus de ving heures après le déclenchement de l'alerte enlèvement, Vicente, cinq ans et demi, enlevé mercredi après-midi dans un camp de gens du voyage à Clermont-Ferrand par son père reste toujours introuvable. Le dispositif a été néanmoins été levé jeudi. 

Jeudi, plus de 800 témoignages avaient été recueillis par la police judiciaire via le numéro d'appel 197. Le père de l'enfant, Jason Lopez, est un détenu en fuite, faisant partie d'un médiatique clan de gens du voyage, connu pour ses provocations et vidéos sur internet, tout en muscles et en insultes.

Mercredi, vers 14h, le père a fait irruption «à toute vitesse» en voiture dans le camp où vivent son ex-compagne et ses deux enfants, situé dans le quartier du Brézet à Clermont-Ferrand, sur le parking d'une entreprise désaffectée. «Il s'est garé devant la caravane, le petit venait juste de sortir et était en train de pisser. Il l'a chopé par le bras et il l'a mis dans la voiture. Il disait : "Bougez pas, bougez pas. Appelez pas les gendarmes". Je me suis approchée quand même de lui, il m'a mis un coup dans le visage avec l'arme à la main», a déclaré la mère de Vicente, Dolorès Lopes aux journalistes.

«Conflit parental très violent»

«Le petit pleurait tellement, il était tellement terrorisé. Il se demandait ce qu'il lui arrivait», a ajouté la mère devant la caméra de M6. Le petit Vicente, «un mètre environ, cheveux châtain courts, yeux marron», porte des «lunettes de vue» et est «vêtu d'un haut de pyjama avec logo "CARS" et d'un caleçon bleu», selon l'alerte enlèvement. Jason Lopez, «de type méditerranéen, yeux marron, cheveux courts noir et porteur d'une barbe courte», circulerait à bord d'une BMW ou d'une Mercedes noire, immatriculée dans le Puy-de-Dôme.



L'enlèvement de Vicente survient dans un contexte de «conflit parental très violent et qui dure depuis longtemps, concernant la garde des deux enfants du couple», a précisé le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric Maillaud. Par le passé, le fugitif avait déjà enlevé l'enfant, qui ne connaît que très peu son père, pendant un mois, selon la mère de Vicente. «Je ne sais pas s'il est capable de lui faire du mal mais il est très violent, il supporte pas les enfants, il supporte pas les pleurs. C'est un malade, un psychopathe. Il fait tout ça pour se venger parce qu'il veut que je reste avec lui».

Il avait déjà fait parler de lui

Condamné à de multiples reprises par la justice, le père kidnappeur est considéré comme «un homme violent» par les enquêteurs. Il avait déjà fait parler de lui en s'échappant à deux reprises de détention. Alors qu'il était incarcéré à la maison d'arrêt de Nevers (Nièvre), il s'était enfui en octobre 2014 d'un centre hospitalier de l'agglomération où il avait été admis pour des soins après avoir volontairement avalé des lames de rasoir. Sa cavale avait pris fin à Bordeaux en septembre 2015.

Le 6 décembre 2016, alors qu'il était écroué au centre pénitentiaire de Riom (Puy-de-Dôme) pour des «faits de violences aggravées», pour lesquels il avait écopé de 3 ans d'emprisonnement, il s'est à nouveau fait la belle lors d'une sortie en vélo organisée par l'établissement. Puis, moins d'un mois après sa dernière évasion, le fugitif s'était fait tirer dessus à Saint-Yorre (Allier). Il avait alors prévenu les gendarmes par téléphone. Son ex-beau-père et ses trois fils avaient été par la suite mis en examen pour «tentative d'assassinat» et placés en détention, à l'exception du plus jeune des enfants, mineur. Ils se disent innocents dans cet affaire.

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