Tout savoir sur François Asselineau, candidat UPR à la présidentielle

A l'image de la formation de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France, l'UPR appartient à la catégorie des partis souverainistes.[UPR]

Son nom n’évoque pas grand-chose à de nombreux électeurs appelés à se prononcer lors de la prochaine élection présidentielle. Et pourtant François Asselineau a obtenu 500 parrainages d'élus, synonyme de participation à l'élection présidentielle. 

Malgré un déficit de notoriété vis à vis de ses concurrents, le candidat de l'UPR (Union Populaire Républicaine), formation qu'il préside après l'avoir créée en mars 2007, peut se prévaloir d'un riche CV. Enarque (1985) passé également par HEC (1980), François Asselineau exerce d'abord la profession d'inspecteur des finances de 1985 à 1989. «Il a notamment été chargé de mission auprès du Président du Crédit National puis chef du bureau Asie-Océanie à Bercy», complète le site de l'UPR.

Sa carrière politique prend un virage déterminant en 1993. Il devient alors haut fonctionnaire et enchaîne les postes de conseiller dans divers ministères dirigés par des personnalités ancrées à droite. Asselineau intègre ainsi tour à tour le ministère de l'Industrie et du Commerce, puis celui du Tourisme, et enfin les Affaires étrangères. 

En 1997, il réintègre l'Inspection des finances mais ne s'éloigne pas pour autant de la politique. Il opère un rapprochement avec Charles Pasqua dont il ne tarde pas à gagner la confiance. Il devient rapidement le directeur chargé des affaires économiques et internationales au Conseil général des Hauts-de-Seine présidé par Pasqua. Asselineau grimpe en échelon en 2000 lorsqu'il devient son directeur de cabinet, poste qu'il occupera jusqu'en 2004.

Entre temps, il s'est soumis pour la première fois de sa vie au suffrage universel. Tête de liste divers droite dans le XIXe arrondissement de Paris, il termine quatrième mais gagne le droit d'intégrer le conseil de Paris. En 2004, François Asselineau rejoint l'UMP malgré ses positions anti-européennes loin de trouver un écho auprès les têtes d'affiche du parti. C'est d'ailleurs ce thème précis qui précipitera son départ du parti, deux ans seulement après son arrivée.

Le 25 mars 2007, il décide de prendre son destin en main et fonde l'Union politique républicaine (UPR). Sous l'impulsion de son fondateur, le parti se veut résolument hostile à la présence de la France au sein de l'UE et de la zone euro qu'il accuse d'être à l'origine de différents maux qui minent l'économie nationale, comme le chômage. «L'UPR souhaite rendre à la France son indépendance et aux Français sa démocratie», est-il précisé sur le site web de l'UPR.

A l'image de la formation de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France, l'UPR appartient à la catégorie des partis souverainistes. Pour le reste, il prétend s'élever au-dessus des clivages gauche-droite-centre et soumet des propositions parfois crédibles (renationalisations et services publics de qualité), parfois plus contestables (soutien à l'Iran). Concernant le volet économique et de ses thèmes forts, à l'image de la lutte contre le chômage ou de la fiscalité, François Asselineau reste évasif sur les solutions qu'il préconiserait, et préfère s'en remettre à la composition des parlements déterminée par les élections législatives, pour définir les grandes orientations qu'il entendrait prendre. Après un premier échec à se présenter en 2012, l'Union Populaire Républicaine, qui revendique 16.143 adhérents, fera son apparition pour la première fois cette année à une présidentielle.

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