Plusieurs régions souffrent d’un manque cruel d’eau

La situation fait planer le spectre de l'été 1976 et inquiète les producteurs de blé. Photo d'illustration. [SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Alors que l’ensemble du territoire connaît cette semaine un retour des gelées, faisant craindre des dégâts au niveau des vignes notamment, plusieurs régions souffrent d’un manque cruel d’eau.

Les trois quarts du pays, à l’exception des régions méditerranéennes, sont concernés. Une sécheresse commencée dès le mois de juillet dernier et qui s’est accentuée avec un hiver très sec.  «Cela dure depuis près de huit mois, c’est quasiment du jamais vu», commente Guillaume Séchet, directeur du site meteo-villes.com. Aujourd’hui, plus de la moitié des nappes phréatiques (54 %) affichent ainsi un niveau inférieur à la normale.

Blé et maïs en péril

En première ligne, les agriculteurs, et surtout les céréaliers, sont bien sûr les plus inquiets. «On a la trouille», confiait d’ailleurs mercredi sans détour le président de l’association des producteurs de blé. Même préoccupation pour les producteurs de maïs, qui craignent de voir leurs plants ne pas arriver à maturité. L’évolution de la situation dépendra de la météo des semaines à venir, mais les tendances saisonnières ne sont guère encourageantes.

«Jusqu’à présent, on prévoit un été un peu plus chaud que la normale», souligne Guillaume Séchet. En outre, les pluies susceptibles de tomber s’évaporeront tant les sols sont secs. Une situation qui fait renaître la peur d’une grande sécheresse semblable à celle de l’été 1976, qui, elle aussi, avait commencé l’année précédente. Et le phénomène qui pourrait se répéter à l’avenir, puisque les sécheresses comme les inondations sont directement liées au réchauffement climatique. 

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