Une partie de la droite regrette d'avoir organisé une primaire

Jean-Pierre Raffarin et François Baroin estiment que la droite a fait une erreur en organisant une compétition interne.[Patrick KOVARIK / AFP]

Au lendemain de la défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle qui prive pour la première fois sous la Ve République la droite de second tour, plusieurs ténors des Républicains estimaient que leur camp avait fait une erreur en organisant une primaire.

L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a ainsi estimé lundi sur RTL que «la droite française doit se regarder en face» après l'arrivée du FN au second tour. Même si les affaires visant François Fillon ont «terriblement compté dans cette campagne», Jean-Pierre Raffarin qui avait soutenu Alain Juppé lors de la primaire de la droite «ne veut pas accuser plus François Fillon plus que les autres». «On a fait une erreur avec les primaires» a-t-il expliqué. «Je pense que des erreurs il y en a, elles sont collectives, quand on est dans une défaite on l'assume tous».

Même antienne de la part du sénateur-maire de Troyes, François Baroin. «Il y a six mois on disait que celui qui allait gagner la primaire de la droite allait être président de la République» a-t-il expliqué lundi matin sur Europe 1. «Si on s'interroge sur les erreurs commises, il faut s'interroger lourdement sur l'organisation de la primaire, sur la difficulté que nous avons eu à définir un projet de rassemblement», a estimé François Baroin.

«Il avait une légitimité forte»

«La baisse de François Fillon n'a pas démarré uniquement avec les affaires» mais «au lendemain de la primaire avec des problématiques autour de la Sécurité sociale, autour de l'importance du programme de suppression de postes de fonctionnaires», a jugé François Baroin, soutien de Nicolas Sarkozy lors des primaires de la droite en novembre 2016. François Fillon «a été investi par un bloc électoral de 4,5 millions d'électeurs, il avait une légitimité forte, aucune circonstance ne permettait d'imaginer un candidat de substitution», a-t-il dit.

 

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