Benoît Hamon publie une lettre aux Français

Benoît Hamon après son discours de défaite à la Maison de la Mutualité, le 23 avril 2017. [PHILIPPE LOPEZ / AFP]

Le candidat malheureux du Parti Socialiste a publié ce vendredi 28 avril une lettre aux Français l'ayant soutenu durant cette campagne présidentielle.

Benoît Hamon a tenu à remercier les «militants chevronnés» comme les «jeunes citoyens», ceux «engagés dans un parti ou non», pour leur «confiance». Il affirme être fier d'avoir «ouvert une nouvelle étape de la démocratie», notamment grâce à son Conseil citoyen, qui réunissait quarante-deux citoyens tirés au sort afin «d'enrichir (son) projet présidentiel».

Marine Le Pen, une «ennemie de la République»

Il a également évoqué le résultat du premier tour, et notamment la qualification du Front National, parlant d'un «désastre qui nous était promis depuis plusieurs mois». Encore une fois, il affirme prendre «l'entière responsabilité de cet échec», ce qu'il avait déjà expliqué lors de son discours de défaite, dimanche 23 avril.

Benoît Hamon a réitéré son appel au vote pour Emmanuel Macron, un «adversaire politique» face à «une ennemie de la République», Marine Le Pen. «À tous ceux qui auraient la moindre hésitation, je leur dis, accompagné de toute la force de notre histoire : le Front National au pouvoir c'est demain la fin de la démocratie, la remise en cause de toutes nos libertés, et l'inégalité érigée en principe». Selon Benoît Hamon, voter pour Emmanuel Macron est «la seule position responsable et lucide».

Le «rendez-vous décisif» des législatives

Dans sa lettre, l'ancien candidat évoque la montée du populisme en France, mais aussi en Europe. Pour lui, seule «une gauche résolue, sociale, écologique, démocratique et européenne est en mesure de faire reculer durablement l'extrême droite».

Bien évidemment, il a également mentionné les législatives du mois de juin, expliquant que la gauche ne pouvait «manquer le rendez-vous décisif» qu'elles représentent.

Benoît Hamon a tout de même parlé d'un «manque d'unité» et de «trahisons» pour expliquer le score historiquement bas de 6,35%. Il a cependant appelé la gauche à «regarder devant» elle afin d'amorcer une «renaissance» qu'il annonce «difficile» mais «féconde».

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