Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Peste ou choléra», des syndicats se mobilisent dès lundi

Le secrétaire géréral de la CGT Philippe Martinez et le président de l'Unef William Martinet lors d'une manifestation contre la loi travail à Paris le 5 avril 2016 [LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives] Dans ce collectif, il y a la CGT Goodyear, SUD PTT 92, l'Unef Montrouge, Sud Education 92, 76 ou 95 ou CNT Lille.[LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives]

Des sections CGT, SUD ou Unef, qui n'ont jamais accepté la fin de la bataille contre la loi travail, veulent marquer le coup dès le début du quinquennat du prochain président. Ils appellent au rassemblement, lundi à Paris.

Réunies au sein du collectif «Front social», qui a appelé entre les deux tours à «battre les deux candidats», ces organisations  appellent à «participer à la première mobilisation sociale du quinquennat que ce soit la peste ou le choléra qui arrive au pouvoir».

«On considère qu'on n'a pas grand-chose à attendre des propositions faites par les candidats» Emmanuel Macron et Marine Le Pen, explique Frédéric Guillo, un membre de ce collectif.

Reprendre la mobilisation contre la loi travail

Dans ce collectif, il y a la CGT Goodyear, SUD PTT 92, l'Unef Montrouge, Sud Education 92, 76 ou 95 ou CNT Lille, mais aussi des associations comme la compagnie Jolie Môme ou Droit au logement. Le Front social est un «réseau horizontal» constitué par les militants de «la base», explique Romain Altmann, responsable du turbulent syndicat Info'Com.

Le 22 avril, à la veille du premier tour, ces organisations avaient déjà organisé un rassemblement et une manifestation, également place de la République, où près de 2.000 personnes sont venues, selon la police. Une «faible mobilisation» que les organisateurs mettent au crédit de la jeunesse du mouvement.

Ce qui lie ces syndicats, c'est la frustration d'avoir vu la mobilisation contre la loi travail s'arrêter, juste après les manifestations nationales du 15 septembre. Une décision prise par les directions de la CGT, FO, Solidaires, FSU ou l'Unef «sans concertation avec la base», regrette Barthélémy Piron, militant de l'Unef Nanterre.

«Présenter un front unitaire»

Sur une ligne dure, la plupart de ces syndicats avaient poussé tout au long de la bataille contre la loi travail à une «grève générale». En vain.

Les contours de la suite de la mobilisation restent toutefois flous, mais le collectif détient une caisse de grève, mise en place pendant la loi travail, contenant 140.000 euros, rapporte Romain Altmann.

Interrogée par l'AFP, la CGT n'a pas souhaité réagir, estimant que cette problématique relevait de son «fonctionnement interne». Côté Solidaires, on qualifie ce collectif de «petit et étroit». 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités