Doubs : un policier et un gendarme soupçonnés d'avoir protégé un homme violent

Le 14 août 2013, Aurélia Varlet était abattue par son compagnon.[AFP]

Didier Grosjean, meurtrier d'Aurélia Varlet en 2013, a-t-il été protégé par un policier et un gendarme ? C'est à cette question que vont tenter de répondre deux enquêtes diligentées par le ministère de l'Intérieur.

Le 14 août 2013, Aurélia Varlet était abattue de deux coups de fusil à canon scié par Didier Grosjean, 53 ans, dans le Doubs. Harcelée par son ex-compagnon, la jeune femme de 32 ans avait accepté de le rencontrer chez lui. Après l'avoir tuée, le quinquagénaire se suicide.

Fin juillet, Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, a décidé de confier une enquête à l'inspection générale de la gendarmerie nationale et l'autre à l'Inspection générale de la police nationale, rapporte Le Parisien. En effet, un gendarme et un policier ont été depuis mis en cause dans les faits qui ont conduit au drame.

«Il m'a traquée comme un gibier»

Didier Grosjean, un ami des deux représentants de l'État, s'était déjà montré violent avec sa précédente compagne, avec qui il avait vécu pendant huit ans. «Il m'a traquée comme un gibier», raconte-t-elle à l'Est Républicain. Après leur séparation la jeune femme tente de s'adresser aux autorités. L'homme la séquestre un temps, avant de percuter son véhicule et de la jeter dans un fossé. Elle décide alors de fuir en Suisse.

Une perquisition et une audition mandatées par le parquet ne seront jamais réalisées. Toutes ses plaintes sont classées. Et pour cause, Laurent G., policier, biaise «l'information fournie au parquet», assure l'avocat de la famille d'Aurélia Varlet.

Son ex-compagne et la famille d'Aurélia Varlet sont persuadés qu'Aurélia serait encore vivante si Laurent G. et le gendarme Serge V. n'avaient pas protégé leur ami.

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