Les violences conjugales ont tué davantage en 2016

Le 3919 est le numéro de téléphone de la plateforme dédiée aux violences dans le couple.[Jacques Demarthon/AFP ]

157 personnes (123 femmes et 34 hommes) sont décédées victimes de leur conjoint, petit ami, compagne, amant ou ex en 2016. Elles étaient 144 en 2015, selon les chiffres d'une étude du ministère de l'Intérieur rendue publique ce vendredi.

Le nombre de morts violentes au sein des couples est ainsi en hausse de 9% en 2016.

Les femmes restent  les premières victimes de ces violences au sein des couples : une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou de son ex. 

Un crime souvent commis à domicile 

Selon le rapport du ministère, la principale raison du passage à l'acte pour les hommes auteurs d'homicides serait «le refus de la séparation -en cours ou passée». Pour les femmes, il s'agirait de la dispute. 

Les enquêteurs ont dressé un profil type des criminels : l'auteur masculin est souvent marié, de nationalité française, âgé de 41 à 50 ans et n'a plus ou pas d'emploi. Il commet son crime dans le foyer familial, sans préméditation et avec une arme à feu. 

Quant à la femme, celle ci vit le plus souvent en concubinage, a également entre 41 et 50 ans et n'a plus non plus d'activité professionnelle. Elle commet également ce crime à domicile, sans préméditation, avec une arme blanche. Un homme meurt en moyenne tous les onze jours de violences au sein de son couple. 

Parmi les 28 femmes qui ont tué leur compagnon au sein de couples dits «officiels», 17 d'entre elles étaient victimes de violences de la part de leur partenaire. 

Mais les violences conjugales causent également d'autres victimes : les enfants. Ainsi, 9 mineurs ont été tués par leur père en même temps que leur mère, 16 ont été témoins d'une scène de crime (dont 8 ont prévenu les secours) et 22 étaient présents au domicile sans assister à la scène.

Le 5ème plan triennal de lutte contre les violences faites aux femmes et le premier plan contre les violences faites aux enfants ont été lancés en 2017 par l'ex-ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol.  De plus, il existe une plateforme dédiée aux violences contre les femmes et un numéro de téléphone, le 3919. 

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