Quel avenir pour Florian Philippot après son départ du FN ?

Entre Nicolas Dupont-Aignan et Florian Phillippot, les relations sont au beau fixe...[AFP]

Avec le départ de Florian Philippot du FN, se pose désormais la question de l'avenir de l'ancien numéro 2 du parti dirigé par Marine Le Pen. Fervent défenseur d'une sortie de l'euro, il pourrait décider de se rapprocher de Nicolas Dupont-Aignan.

Faire imploser le FN

En lançant son micro-parti baptisé «Les patriotes» en mai dernier, Florian Phillippot avait jeté un froid dans l’entourage de Marine Le Pen. D'ailleurs, celle-ci l’avait récemment sommé de démissionner de la tête de cette association pour éviter tout «conflit d'intérêt».

Désormais en dehors du FN, Phillippot peut envisager de créer sa propre formation politique défendant pour de bon sa ligne anti-euro. Après tout, Bruno Mégret l’avait fait en son temps. Mais si le «félon» était parti en 1998 avec la moitié des cadres du FN, il n’en sera pas de même pour l’actuel député européen. Pour l’heure, seule Sophie Montel l’a suivi en annonçant elle aussi son départ. «S'il y avait un sondage interne, 90% des frontistes demanderaient le départ de M. Philippot», résumait un proche de Marine Le Pen avant qu'il ne quitte le parti.

Se rapprocher de Nicolas Dupont-Aignan

Entre Nicolas Dupont-Aignan et Florian Phillippot, les relations sont au beau fixe. Et les appels du pied se multiplient. Le dernier en date remonte au mardi 19 septembre lorsque Philippot a tressé une couronne de lauriers à celui qui était promis à Matignon en cas de victoire de Marine Le Pen à la dernière présidentielle. «J'ai entendu Nicolas Dupont-Aignan, dimanche, faire l'appel aux patriotes. Ça fait plus que me séduire, c'est ce qu'il faut faire, on est obligé de s'unir, de se rassembler», a-t-il affirmé. De quoi envisager un prochain rapprochement entre les deux hommes qui semblent avoir trouvé de nombreux points de convergence ? Florian Phillippot apprécie tellement NDA, qu’il lui a piqué en mai dernier Maxime Thiébaut, ancien cadre de Debout la République, nommé vice-président de... «Les Patriotes».

Discuter avec LR

Peu de chances existent de voir un tel scénario se concrétiser tant Philippot s’évertue depuis plusieurs jours à marquer sa différence avec Laurent Wauquiez, vice-président de LR et favori pour la présidence de son parti. Mardi dernier, il lui a dressé un coup de semonce estimant que Wauquiez voulait faire du «Sarkozy 2006». «En période électorale, il est un peu plus dur, mais après, il trahit. On l'a vu avec Sarkozy en 2007, dans les actes, ils étaient très mous en matière d'immigration», a-t-il constaté. Entre Philippot et LR, tout début de discussion, aussi minime soit-il, semble exclu.

Arrêter la politique

Florian Phillippot peut-il imiter Marion Maréchal-Le Pen, autre figure du parti, qui avait annoncé en mai dernier mettre un terme prématuré à sa jeune carrière en politique ? L’hypothèse est peu crédible à en croire les déclarations de l’ex-numéro 2 du FN au moment d’annoncer son départ. «Je suis gaulliste, je n'ai jamais renoncé à mes convictions, y compris en arrivant au FN, je me battrai donc. Sous quelle forme, on verra bien, ce n'est pas le le moment d'en parler», a-t-il déclaré.

 

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