Le directeur d’une agence d’aide filmait sous les jupes de ses salariées

Olivier Innocenzi risque jusqu’à quatre mois de prison avec sursis. [THOMAS SAMSON / AFP]

L’homme a été licencié et risque jusqu’à quatre mois de prison avec sursis pour avoir placé une caméra pour filmer sous les jupes de ses employés. 

Olivier Innocenzi, 47 ans, était jugé vendredi dernier à Marseille. Ancien directeur d’une agence d’aide aux demandeurs d’emplois, il avait placé une caméra, braquée sous les jupes de deux de ses employées, entre deux boîtes d’archives. L’homme aurait enregistré cinquante-trois minutes d’images. 

Ses employées décrivent au juge un homme «qui faisait sans cesse des remarques sur nos tenues vestimentaire». À l’aide de sous-entendus, Olivier Innocenzi leur faisait comprendre son gout pour les talons hauts et les jupes courtes.

Aux yeux du procureur Brigitte Lanfranchi, citée par La Provence, «ce n’est pas un hasard si la caméra a été installée de cette façon. On voit des talons aiguilles, des jambes, des dessous».

L’accusé nie pour sa part toute «intention malsaine». Son avocate, Me Louise Straboni évoque une «maladresse», et un «zèle excessif». À ses yeux, «on ne peut pas dire qu’il est le pervers décrit». 

Olivier Innocenzi, licencié depuis que l’affaire a été révélée, risque jusqu’à quatre mois de prison avec sursis. Son jugement sera rendu le 22 décembre. 

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