Brune Poirson : «Le 'One Planet Summit' est le sommet de l'action»

Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.[©DR ]

Deux ans jour pour jour après la signature de l’accord de Paris, la France organise le «One Planet Summit» afin d'évoquer avec les dirigeants de la planète et les grands financiers le volet économique de la transition énergétique.

Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, revient sur l'importance de ce sommet.

Quelle est l’ambition de la France à travers le One Planet Summit ?

Ce sommet est celui de l’action et montrera des réalisations concrètes qui ont eu lieu depuis la signature de l’Accord de Paris. Les différents témoignages et les annonces qui seront faites illustreront que cet accord, qui vise à maintenir le réchauffement de la planète sous les deux degrés, est irréversible.

Que penser du retrait américain de l’accord de Paris ? Ce sommet est-il une réponse directe à cela ?

Bien sûr ! Ce sommet a été annoncé par le président de la République à la suite de l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris. Cette décision aurait pu être mortifère car le président Trump aurait pu être suivi par d’autres pays, notamment en développement. Mais cela n’a pas été le cas. Les Etats-Unis seront en revanche bien présents aujourd’hui car de nombreuses villes, Etats, associations, particuliers ou encore entreprises sont mobilisées pour tenir la promesse américaine faire lors de l’Accord de Paris.

Pourquoi est-ce urgent d’agir ?

Car nous n’avons pas de plan B ! le changement climatique est bien avéré. Nous avons donc deux possibilités : rester inactif ou agir. Certains voudraient choisir la première option mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce n’est pas de l’avenir de la planète donc nous parlons. C’est l’avenir de l’humanité dont il est question. La Terre existait avant l’Homme et elle nous survivra.

Des mesures nouvelles (taxes, etc) sont-elles envisagées par le gouvernement pour financer la lutte contre le réchauffement ?

Il ne m’appartient pas de faire des annonces. Néanmoins ce que je peux vous dire c’est que cette bataille dans laquelle nous sommes engagés va nécessiter des moyens colossaux et que ce ne sont pas les Etats seuls qui pourront les assumer. C’est un changement de paradigme dont nous avons besoin et les capitaux privés seront nécessaires. Imaginez, on estime à 90 000 milliards le montant pour tenir le réchauffement sous les deux degrés quand le PIB annuel de la France est de moins de 3 000 milliards d’euros par an. Le chantier est titanesque. A la hauteur de l’enjeu.

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