Edouard Philippe redit sa «détermination» sur les 80 km/h

Des pompiers près d'une voiture accidentée le 12 mars 2018 sur l'A84 près de Caen [PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives] Des pompiers près d'une voiture accidentée le 12 mars 2018 sur l'A84 près de Caen [PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives]

Conforté dans sa position par de mauvais chiffres pour le mois de février, Edouard Philippe s'est encore montré inflexible vendredi dans la Sarthe sur l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur certaines routes secondaires malgré les «râleries».

Martelant sa «détermination» à appliquer comme prévu cette mesure controversée au 1er juillet, M. Philippe a assuré que le gouvernement ne menait «pas un combat contre les Français», «les automobilistes» ou «contre les ruraux». En déplacement dans la Sarthe, M. Philippe a soigné sa démonstration alors que des chiffres pour le mois de février étaient dévoilés. Résultat : 217 personnes tuées en France métropolitaine, soit 12 de plus qu'en février 2017 (+5,9%), et 20 en Outre-mer, soit six de plus qu'en février 2017.

«C'est une mobilisation générale pour faire en sorte que personne ne se satisfasse, ne se résigne, à ce que chaque année en France il y ait plus de 3.600 morts sur les routes (3.693 en 2017, ndlr), près de 25.000 personnes gravement blessées à la suite d'un accident routier», a exhorté le Premier ministre, en conclusion de sa visite d'un centre de réadaptation prenant en charge des accidentés de la route à Saint-Saturnin.

La veille, et alors que certains membres du gouvernement mettent en doute en privé l'opportunité de cette mesure qui avive le mécontentement des territoires ruraux, M. Philippe avait reçu le soutien d'Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat, discret sur la question, avait appelé à «expliquer aux gens que c'est deux minutes (en plus, ndlr) sur le trajet moyen qui est de 40 km».

Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière et partisane du 80 km/h, a pour sa part salué «le cran» de M. Philippe face à la fronde. «On voit bien (avec les chiffres de février) que ça piétine, et lui et son équipe savent que si cette mesure est mise en place, dans trois ou quatre mois il y aura des résultats», a-t-elle souligné.

 

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