Tout savoir sur Radouane L., l'auteur des attaques de l'Aude

Le terroriste était fiché S depuis 2014. [ERIC CABANIS / AFP]

L'homme se revendiquant de Daesh, qui a tué quatre personnes dans l'Aude, avant d'être abattu par les forces de l'ordre, a été identifié par les autorités comme étant Radouane L.

Français d'origine marocaine, il était âgé de 25 ans et vivait avec sa famille dans le quartier populaire Ozanam, à Carcassonne. Il avait été naturalisé en 2004 car son père était devenu français, selon une source proche de l’enquête.

L'auteur des attaques a d'abord braqué un automobiliste vendredi matin à Carcassonne, pour lui voler sa voiture. Le passager est mort et le conducteur blessé. L'homme a ensuite tiré sur des CRS qui faisaient leur footing, blessant l'un d'entre eux. Le policier a eu deux côtes cassées et un poumon perforé. 

Vers 11h, le forcené s'est ensuite rendu à Trèbes dans un Super U, criant «Allah Akbar» et se présentant comme un «soldat» de Daesh. Durant cette prise d'otages, un lieutenant-colonel de gendarmerie est entré dans le magasin, en échange de la libération des otages. Vers 14h45, les gendarmes du GIGN ont donné l'assaut et le preneur d'otages a été abattu. Deux hommes du GIGN ont été blessés, ainsi que le gendarme qui était retenu en otage. Ce dernier est décédé un peu plus tard, des suites de ses blessures. 

Fiché S en 2014

Le procureur de la République François Molins a indiqué vendredi soir que Radouane L. était fiché S depuis 2014 en raison de «liens avec la mouvance salafiste». «En 2016 puis en 2017, il faisait l'objet d'un suivi effectif des services de renseignements, suivi qui n'avait permis de mettre en évidence aucun signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l'acte terroriste», a ajouté le procureur. Sa surveillance s'était alors arrêtée. 

«Nous pensions qu'il n'y avait pas radicalisation», mais «il est passé à l'acte brusquement», a concédé pour sa part le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

L'homme était par ailleurs connu de la justice pour des faits de droit commun. En 2011, il avait été condamné à un mois d'emprisonnement avec sursis pour port d'arme prohibé. En 2015, il avait été condamné à un mois de prison ferme pour usage de stupéfiants et refus d'obtempérer. 

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