Un détenu condamné pour viol s’évade de l’hôpital psychiatrique

Connu pour son instabilité psychologique, le détenu a été transféré au moins cinq fois d'établissements pénitentiaires différents. Photo d'illustration. [FRED TANNEAU / AFP]

Âgé de 20 ans, un détenu condamné pour viol et placé à l’isolement, s’est évadé dimanche du centre hospitalier Guillaume Régnier, spécialisé en psychiatrie, à Rennes. La gendarmerie le recherche activement.

Ouest France explique que l’homme purgeait une peine de huit ans de réclusion criminelle pour viol et violences volontaires au centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet. Il avait été hospitalisé la veille de son évasion après avoir dégradé sa cellule.

«Un médecin avait demandé son hospitalisation compte tenu de son comportement. Il avait été hospitalisé à Guillaume Régnier sur arrêté préfectoral et placé en chambre d’isolement», a indiqué Nicolas Jacquet, le procureur de Rennes, à Ouest France. Le quotidien rapporte qu’au lendemain de son placement, dans la soirée de dimanche, le détenu est parvenu à enfoncer la porte de sa chambre, puis il s’est évadé après avoir forcé la porte d’une entrée de service. 

Le détenu introuvable

«Le personnel de l'hôpital, n'a rien entendu et s'est rendu compte de l'évasion peu avant 19h», selon une source proche du dossier relayée par le Figaro. «Des recherches ont été menées, y compris avec le recours des chiens de la gendarmerie, a déclaré le procureur de Rennes. Le détenu n’a pas été retrouvé.»

En octobre 2016, l'homme, qui n'avait pas encore été condamné pour viol, avait aspergé une gardienne d'eau tiède, d'après une source policière au Figaro. Connu pour son instabilité psychologique, il a été transféré au moins cinq fois d'établissements pénitentiaires différents.

Selon Le Figaro, le prisonnier, qui portait un pyjama bleu au moment de son évasion, est né à Oujda, au Maroc et mesure 1,73 m. Il est de corpulence «normale», a les cheveux bruns courts, et porte une barbe et une moustache.

Une enquête a été ouverte pour évasion. Elle a été confiée par le parquet aux enquêteurs de la sûreté départementale et de la police judiciaire de Rennes.

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