Blessé à l'anus par un policier, il fait requalifier les faits en viol

La cour d'appel de Paris vient de donner raison à la victime. [Philippe HUGUEN / AFP]

En octobre 2015, lors d'une interpellation à Drancy (Seine-Saint-Denis), un policier municipal a enfoncé sa matraque dans l'anus d'un homme ivre pour l'obliger à monter dans sa voiture.

La victime a demandé à ce que le policier - aujourd'hui âgé de 35 ans - soit jugé pour viol, et non pour violences aggravées, nous apprend France 3. La Cour d'appel de Paris vient de lui donner raison.

Il s'agit du dernier rebondissement dans cette affaire, dont le procès s'était tenu en janvier 2017.

A l'époque, le parquet n'avait pas retenu le caractère sexuel. Six mois de prison avec sursis avaient été requis contre le fonctionnaire, assortie d'une interdiction professionnelle d'un an, rappellent nos confrères. Et le Tribunal de Grande Instance de Bobigny avait estimé, quelques semaines plus tard, ne pas être en mesure de juger des faits de «nature à entraîner une peine criminelle.» Il avait alors enjoint le parquet à nommer un juge d'instruction.

Mais entre temps, l'affaire Théo est sortie au grand jour. Elle a permis de nourrir les arguments de la défense, qui a choisi de faire appel, estimant que le tribunal avait pris sa décision sous la pression de cette affaire.

«Une victoire pour les victimes»

«C'est une vraie victoire pour la dignité des victimes de violences policières. Cela redonne confiance à la justice» s'est réjouie Me Laure Rousseau, avocate de la victime, après la décision de la cour d'appel.

Me Florent Hauchecorne, qui défend le policier, a de son côté formé un pourvoi en cassation.

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