L'ONG Greenpeace a annoncé, ce samedi 5 mai, avoir porté plainte contre une députée de La République en marche. Elle avait suggéré de «tirer» sur les personnes qui pénétraient illégalement dans l'enceinte des centrales nucléaires.
«Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux Etats-Unis», avait demandé Perrine Goulet, députée de la Nièvre, à Gérard Collomb le 22 mars dernier. «Avec une sécurisation par miradors et possibilité, effectivement, de ne pas se poser de questions et quand il y a une intrusion, de tirer ?».
Des propos qui ont provoqué l'indignation de Greenpeace, qui a porté plainte pour «provocation à un crime ou un délit». «C'est la première fois que des propos comme ça sont tenus sur des militants de Greenpeace», a déclaré Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, à l'AFP. «Ils sont extrêmement dangereux. Greenpeace n'est que le messager : le problème, ce n'est pas l'intrusion de ses militants mais bien la vulnérabilité des centrales nucléaires», a-t-il souligné.
Invitée fin mars sur France 3 Bourgogne, la députée s'était défendue d'avoir appelé à «tuer les militants de Greenpeace» : «J'ai peut-être mal tourné ma phrase. Le mot 'tirer' pour moi n'était pas tirer pour tuer mais tirer dans les jambes, par exemple, comme ça se fait aux Etats-Unis. C'était une proposition. On est dans une commission, on fait des suggestions, ce n'est pas un projet de loi. C'était dans un questionnement au ministre de l'Intérieur», s'était-elle alors justifiée.
![La centrale de Cruas-Meysse en Ardèche. [PHILIPPE DESMAZES / AFP]](http://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/cruas_ok.jpg?itok=suQ9tdXw)