Emmanuel Macron accorde sa première grâce présidentielle à une détenue de 73 ans

Emmanuel Macron a accordé une grâce partielle à une détenue âgée de 73 ans. [Andrew CABALLERO-REYNOLDS / AFP]

Selon une information du Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a, pour la première fois de son quinquennat, fait usage de son droit de grâce. 

Pour cette première, c'est une grâce partielle qui a été accordée à Marie-Claire F., qui purgeait sa peine à Rennes. Âgée de 73 ans, cette ex-prostituée originaire de Guadeloupe avait été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1988 pour le meurtre d'un de ses clients. Sa condamnation a été commuée en une peine de vingt ans. «Cette peine, telle qu'elle était appliquée, n'avait aucun sens», a expliqué l'Elysée. 

La demande de grâce a été portée par plusieurs députés, ainsi que la contrôleure générale des lieux de privation de liberté Adeline Hazan, principalement pour «des raisons humanitaires». Selon une source proche du dossier interrogée par le JDD, la détenue «psychiatriquement très fragile», qui était incarcérée dans un quartier hospitalier de la prison de Rennes depuis 1997, «n'avait droit à rien, même à des petites choses très simples». 

«Aujourd'hui, elle ne peut pas avoir de téléphone portable», a expliqué l'avocate de Marie-Claire F., maître Virginie Bianchi, à Franceinfo. «Elle qui est très croyante aimerait bien contacter les amies de la paroisse qu'elle est parvenue à rencontrer. Si elle doit se rendre à un rendez-vous médical, elle doit être accompagnée par des gardiens de prison. Or tout ce qui lui rappelle la prison la terrifie au plus haut point. Ma cliente n'a dont pas vu de gynécologue depuis 21 ans», a-t-elle ajouté. 

A France 3 Bretagne, l'avocate a précisé que la peine de vingt ans, applicable dès le vendredi 1er juin, avait pour principal objectif de «lui enlever la contrainte judiciaire, qui n'a plus de sens car elle ne retournera pas en détention». Marie-Claire F. sera désormais hospitalisée en psychiatrie. 

D'autres demandes de grâce avaient été déposées

Cette demande de grâce n'était pas la première. En 1997, l'hôpital, l'administration pénitentiaire et les médecins d'Isabelle en avaient fait la demande.

Et en 2015, maître Bianchi avait également sollicité l'aide de François Hollande. Elle n'avait jamais obtenu de réponse. 

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