Paris : Marek Halter se mobilise pour le Mur de la Paix menacé

De 2021 à 2024, le Mur de la Paix pourrait être «dévissé et rangé», remplacé par un Grand Palais éphémère. De 2021 à 2024, le Mur de la Paix pourrait être «dévissé et rangé», remplacé par un Grand Palais éphémère.[© Didier Boy]

«Terriblement en colère». Le célèbre écrivain Marek Halter monte au créneau, alors que le mur de la Paix, dont il fut à l’initiative en 2000 avec sa femme, est menacé.

La structure, située au bout du Champs-de-Mars (7e), pourrait être délogée au profit de l’implantation d’un Grand Palais éphémère. Un équipement de 14.000 m2 est à l’étude, car le musée doit être fermé pour d’importants travaux.

Sylvie Hubac, la directrice de la ­Réunion des musées nationaux (RMN), est venue en personne faire part à Marek Halter de ce projet, qui pourrait voir le jour dès 2021. Le mur de la Paix ­serait donc «rangé» pendant quatre ans, avant d’être réinstallé.

Face à cette idée, l’écrivain s’est dit blessé. «Il s’agit de l’unique ­monument pour la paix en Europe. C’est un symbole», a-t-il souligné.

Un compromis envisagé

«Ce n’est pas dans nos habitudes de ne pas respecter une œuvre d’art», communique de son côté le Grand Palais, qui ­assure que «rien n’a encore été acté». La décision reviendra en effet aux élus locaux, réunis le 2 juillet lors du Conseil de Paris.

Pour Marek Halter, un compromis doit être trouvé. «Il faudrait que la structure réalisée intègre «le mur de la Paix», propose-t-il, après en avoir ­vérifié la faisabilité auprès d’architectes, dont Jean-Michel Wilmotte.

Mais au Grand Palais, on estime l’œuvre «difficilement intégrable», alors même qu’«elle mériterait d’être restaurée». A 80 ans passés, Marek Halter a l’intention de se battre. «Je suis prêt à y installer ma tente, et il faudra un bulldozer pour me déplacer», prévient-il.

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