Tout savoir sur le virus Usutu, dont le premier cas a été détecté en France

Un moustique photographié sur peau humaine dans le laboratoire de l' International Training and Medical Research Training Center (CIDEIM) [LUIS ROBAYO / AFP]

Détecté en 2016 chez un patient hospitalisé durant trois jours à Montpellier, le virus Usutu a alerté les chercheurs de l'Inserm, qui ont publiés leurs comptes-rendus en mai 2018, dans la revue scientifique « Emerging Infectious Diseases ».

Aujourd'hui complètement rétabli, l'homme âgé de 39 ans a souffert d'une paralysie faciale temporaire, à cause du virus tropical transmis par le moustique commun. 

D'où vient le virus ? 

Le premier cas d'infection lié au virus Usutu a été détecté dans les années 1980 en République centrafricaine. Signalé pour la première fois en Europe en 2001 , cet arbovirus pourrait s'être déplacé via des oiseaux migrateurs et circulerait en France depuis 2015.

À l'origine transmis chez différentes espèces d'oiseaux, notamment les merles noirs qui y sont particulièrement sensibles, le virus Usutu a touché l'homme de façon accidentelle. En France, c'est par un moustique contaminé du genre Culex qu'un patient a été contaminé. Selon les chercheurs, le moustique aurait pu contracter le virus après avoir piqué un oiseau migrateur venant d'Afrique.  

Quels sont les risques ? 

Si l'Homme est un hôte accidentel du virus Usutu, l'Inserm affirme que « de rares complications neurologiques ont été rapportées, justifiant de mener plus de recherches pour mieux comprendre le fonctionnement du virus ».

À Montpellier, l'homme contaminé avait été hospitalisé pendant trois jours et souffrait d'une paralysie faciale touchant la moitié du visage. Soigné avec des corticoïdes, un antiviral (valaciclovir) et des gouttes dans les yeux, le patient est aujourd'hui complètement guéri et ne présente aucune séquelle. À ce jour, et malgré 28 cas d'infection aiguë détéctés en Europe, aucun mort lié au virus tropical n'a été constaté. 

Comment se protéger ? 

Pas question de paniquer, Yannick Simonin, chercheur à l'Inserm, a dores et déjà affirmé que « le risque de propagation est assez limité ». Néanmoins, et parce que « le virus Zika a été une leçon pour la communauté scientifique », les chercheurs insistent sur certaines mesures de prévention à respecter. Sur Europe 1, le docteur Gérald Kierzek a indiqué : « Il faut éviter les eaux stagnantes et les autres points d'eau », ainsi que les « soucoupes, les pots de fleurs et les vieux pneus ». 

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